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Isaure Développement - Thérapie et Coaching - Rv Paris et skype

Chercheur d'or

Chercheur d'Or

✨✨✨ Ça y est, on remet les compteurs à zéro, c’est reparti... ça s’est pas vraiment arrêté remarquez parce que la vie c’est ça , ça nous entraîne, ça nous dépasse quelques fois, ça nous pousse ou ça nous retient, ça nous fait voler puis s’arrêter et puis tout à coup on se retrouve le cul par terre, pas grave parce qu’on se relève, on se relève toujours en fait et même quand on est fatigué de se relever on trouve la force en soi d’y retourner.

La force, le courage, la volonté, l’envie, la ténacité, on lâche rien parce qu’on attend rien mais on attend tout quand même. On vit dans le présent, on s’arrête un instant, on vit la joie, on la contemple à l’intérieur de soi, de brefs instants, les plus simples le plus souvent, le rire d’un enfant, une lumière un soir qui rend tout plus beau, une amie ou un être que l’on aime et avec qui on ose se montrer tel que l’on est, et on se dit mais c’est ça … Mais en fait oui c’est ça le bonheur, la plénitude, la sérénité...

Et puis on est repris par tous ces rêves inachevés. Ces choses incroyables que l’on voudrait vivre et réaliser, tous ces défis à relever, alors on se dit que l’on va continuer d’essayer. Ce rêve qui est en toi t’as pas envie de le lâcher, alors tu te relèves comme d’habitude en fait et tu remarches, tu avances et tu regardes dans ton rétro et tu le vois le chemin parcouru, la richesse elle est là elle est en toi dans tes joies mais elle est aussi dans tes doutes, et dans tous ces moments où tu t’es cassée la gueule et où t’as réussi à te relever, t’as réussi à transformer le plomb en or, l’alchimiste c’est toi en fait et puis tu te dis que cette année sera la tienne, le temps de la récolte est arrivé ça y est, tu l’as vécu juste avant ce moment où tu étais tellement découragée que t’as failli t’arrêter là... là ça suffit j’arrête et puis t’as repensé à celui-là ... tu sais ... celui qui était dans le désert et qui s’est arrêté juste avant de trouver l’oasis alors que l’oasis elle était là, il aurait marché 5 min de plus, il y était en fait.

Alors tu te remets à avancer parce qu’elle est là l’épreuve du feu et c’est à ce moment-là, à ce moment précis que le plomb se transforme en or et une fois qu’on a atteint notre oasis, une fois qu’on est arrivé là où était le trésor et bien c’est à ce moment-là qu’on est capable d’ouvrir les yeux sur le chemin parcouru et c’est dans cette conscience-là que l’on peut se rendre compte qu’en fait le trésor il était à nos pieds dès le départ, il était en nous sauf que pour le voir ce trésor fallait parcourir tout le chemin... bein oui...celui du chercheur d’or...

 

Isaure Le Faou 1er Janvier 2018

Articles de développement personnel par Isaure Le Faou

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Partie Remise


ballons avec texte

 
Se sentir en accord avec soi-même, avec son être profond n’est pas toujours une partie de plaisir. 

Pourquoi ?

La logique voudrait au contraire que nous puissions vivre en accord avec ce qu’il y a de plus profond en nous et qui constitue notre être de façon harmonieuse et sans faux semblants.

Mais que la tâche est difficile.

Dénouer ces croyances limitantes
Il y a peut-être un début d’explication lorsque nous allons chercher du côté de nos croyances. Dans notre enfance, ces croyances nous ont été inculquées, bien souvent, en fonction de celles de nos parents, de nos aïeux, de notre milieu social, de l’histoire de notre famille, de nos origines et de notre genèse. Nous avons absorbé ces croyances comme un buvard absorbe l’encre. En agissant ainsi nous avons assimilés une certaine idée de ce que nous devions être pour nos proches, sans nous soucier si ces injonctions conscientes ou inconscientes correspondaient véritablement à notre être unique et si particulier.

Tant que nous n’avons pas fait le tri de ces croyances, nous prenons le risque de vivre dans une contradiction permanente et intérieure; opposant nos convictions héritées de nos familles qui au fond nous brident et nous enferment et ce que nous souhaitons nous réellement pour nous.
Devenir adulte et travailler sur soi, c’est justement déjouer ces croyances, les mettre à l’épreuve pour savoir véritablement si nous les choisissons ou si nous les subissons.

La thérapie comme soutien
Effectuer un travail en thérapie est un travail de chercheur d’or, un travail d’archéologue. On part dans ce travail en tirant sur les fils de sa vie comme une bobine de laine afin d’en dénouer les nœuds. On passe par des impasses mais on y découvre aussi des points forts et ce qui fait ce que nous sommes. On déblaye suffisamment de choses aussi pour prendre conscience des socles solides qui nous aide à nous construire et que nous ne sommes pas prêt à laisser de côté, le reste ce qui nous encombre, ce qui nous pèse, nous nous en débarrassons.

Pourquoi dénouer ces nœuds fait-il si peur?
Toute personne qui n’a jamais effectué de thérapie avouera un jour ou l’autre s’être posé la question au détour d’une problématique « d’aller voir quelqu’un » comme on dit, mais sans jamais réussir à franchir le pas. Pour les uns, les premières expériences n’ont pas été concluantes, le thérapeute leurs semblait trop froid ou au contraire trop insistant. D’autres s’interrogeront sur la nécessité de faire ce genre de travail. Se sentir mieux dans sa vie ? Le renoncement semble plus facile car moins confrontant.

Le choix du thérapeute
Ce que je peux répondre lorsque j’entends toutes ces questions qui reviennent chez mes patients c’est que le thérapeute doit être choisi et non imposé. Il faut ressentir pour lui une certaine affinité, une certaine confiance immédiate je dirais, quelque chose qui nous pousse vers cette personne, quelque chose qui ne nous fait pas peur, mais au contraire quelque chose qui attise notre curiosité.

La confiance entre le thérapeute et le patient
Le lien qui unie le patient au thérapeute est un lien de confiance. Le lieu de la thérapie est un espace de liberté. Bien souvent nous voyons cela comme un travail austère, ou il faudrait presque se rendre par obligation, ou nous croyons à tort confier les rênes de notre vie à quelqu'un d’autre que nous et cela nous terrifie. Qu’elles en seront les conséquences, cela va-t-il engendrer un tsunami dans ma vie ? Ce genre de pensées en général nous stoppe net dans notre élan. Quel dommage ! Les pessimistes eux, terrifiés par les changements et leurs difficultés à prendre leur vie réellement en main, diront que cela n’a aucun impact sur eux, que tout cela est une coquille vide ou qu’ils n’y croient pas.

Comme s’il était question de croire.

Explorer son enfance pour mieux se l'approprier et s'autoriser à grandir
Françoise Dolto disait que l'enfance est le sol sur lequel on marche toute sa vie. Croire (et je ne parle pas de religion qui pour moi s’apparente plus à un don, on donne sa foi plus qu’on ne croit) , croire donc, en psychologie, appartient au domaine de l’enfance, l’enfant croit aux loups, aux sorcières, à sa toute puissance et à celle de ses parents. La thérapie est justement là pour sortir de ces croyances symboliques et archaïques limitantes que nous avons intégrés sans même nous en rendre compte et qui aujourd’hui nous ligote. Un des objectifs de la thérapie est justement de nous faire suffisamment intégrer notre enfance et ce qui l’a constituée pour pouvoir se l'approprier, puis prendre de la hauteur, pour enfin s’en extraire et se donner la possibilité de grandir.

Le pouvoir du patient
Encore faut-il que le patient le veuille véritablement car nulle autre personne que lui n’a le pouvoir de faire sauter ces verrous intérieurs qui l’enferment et l’empêchent de vivre sereinement.La thérapie est un lieu de liberté pour soi, c’est un lieu où nous aimons passer du temps en compagnie de notre âme. A partir de là il n’y a aucune obligation d’entamer ce genre de travail mais juste un plaisir de pouvoir regarder dans le miroir de la thérapie ce qui fait ce que nous sommes. C’est une découverte, un émerveillement pour ceux et celles qui savent affronter leurs peurs car ils ont pris conscience que la plus grande peur à avoir dans la vie est peut-être de vivre une vie vide de sens, détachée de ce que nous sommes.

S'autoriser à dépasser ses peurs intérieurs tout ces freins et ces contradictions qui nous rongent
A partir de là pourquoi devrions-nous avoir peur ? Il n’y a aucune raison d’avoir peur puisque en thérapie encore plus que partout ailleurs c’est là que nous pouvons nous autoriser à être nous. Pour de vrai pas pour de faux. Quel intérêt de continuer à se mentir en thérapie, nous le faisons déjà tellement dans la vraie vie. Payer pour mentir à son thérapeute, voilà un cas d’école intéressant. L’argent en thérapie symbolise l’énergie, l’investissement, il circule entre le thérapeute et son patient afin de faire circuler l’énergie. Quel intérêt alors de dépenser de l’énergie dans des mensonges ? C’est là que devra s’exercer l’art du thérapeute.

Se libérer
La parole et les mots exprimés à haute voix donnent du sens aux maux et nous libère.Certains diront : « Mais comment le seul fait d’être nous, sans fard, sans artifices, va pouvoir nous rapprocher de ce que nous sommes, de nos envies, de nos désirs ? » Je leurs répondrais alors : essayer investissez-vous et vous verrez….L’âme a ce pouvoir immense de prendre vie dès qu’on lui donne la parole et ce sont ces paroles qui vont nous aider à donner du sens à nos maux.
Le thérapeute est là comme support de cette parole, c’est lui qui accueille cette parole sans jamais y mettre de jugement ou de diagnostique définitif car pour un bon thérapeute seul le patient détient les véritable clés de sa vérité. Il ne s’agit pas d’emmener son patient d’un point A à un point B bien défini mais, au contraire, de lui permettre une liberté d’échange totale qui va l’aider à explorer les chemins qui lui tiennent à cœur. Le thérapeute est une veilleuse en quelque sorte sur ce chemin; il éclaire, il est là mais ce n’est pas lui qui donne l’itinéraire. Et alors comme par magie il n’y a plus de partie remise car en parcourant ce chemin initiatique nous redevenons acteur de notre vie.

Par Isaure Le Faou

Chanson : Partie Remise de Rose
  « Je gratte des black jack
Pour toucher des gratte-ciels
Des numéros en vrac
Pour une vie plus belle
J’voudrais tellement m’tirer
Et faire le tour du monde
Chevaucher ma Harley
Avec une fausse blonde
En vrai

J’vous fais le plein, le cœur vidé
Et ma vie carbure aux regrets
Dans le sac plus rien, prêt à craquer
Une allumette et tout cramer.
J’vais réviser mes choix
Trop de pression dans le cœur
J’vais tout remettre à plat
Changer tous les compteurs
...
Surtout pas réfléchir
Un coup sur le pare-brise
Continuer à sourire
Et après la Renault Grise
C’est que partie remise
C’est que partie remise
Après la Renault grise
Après le Renault grise…. »

Lettre à France

Lettre à France

Lettre à France
 

« Il y a une phrase de Frederic Dard qui résume très bien la chanson qui va suivre, c’est : Si j’avais su que je l’aimais tant je l’aurais aimé davantage »

 

Chère France,

 

Tu es mon pays, mon ancre, depuis l’âge de 11ans je crois, depuis ce fameux jours d’été, le 2 août 1992 ou nous avons appris la mort de l’homme de ta vie. Michel Berger venait de mourrir d’une crise cardiaque et je me souviens que malgré ce beau soleil d’été et cette chaleur écrasante qui nous bordait dans une insouciance infinie, je me souviens que c’est ce jour là que j’ai compris véritablement que nos parents un jour ne serait plus.

 

Des parents vous l’avez été pour moi parce qu’à partir de ce jour là je n’ai pas cessé de me nourrir de vos chansons. Je me souviens du bruit de mon Walkman le soir. Je le cachais sous mon oreiller et pendant que d’autres amis de ma génération écoutaient les derniers tubes à la mode, j’écoutais en boucle toutes ces musiques qui m’ont apprisent à grandir et à me construire.

 

Et puis il y a eu ce spectacle, ce zénith de 88, je me souviens d’avoir supplié ma grand mère de m’acheter la k7 vidéo. Je la regardais le samedi et le dimanche très tôt avant que tout le monde ne se lève et là je chantais, je dansais, je vibrais. Je m’étais fabriqué une brosse à cheveux qui me servait de micro et j’avais piqué à mon père un enregistreur audio dont il se servait pendant ces réunions. Qu’elle ne fut pas sa surprise un jour au bureau en plein débriefing avec son équipe d’entendre à la place de l’idée qu’il avait eu pour sa prochaine campagne publicitaire,sa fille, chanter que jouer du piano debout ça en valait vachement le coup.

 

Depuis ce jour, France, j’ai résisté toujours et quelqu’en soit le prix, je me suis battue et je me bat encore pour ne pas me soumettre à la machine à broyer. Je me bat pour réaliser mes rêves et c’est toujours en me reconnectant à cette émotion, celle qui m’habitait quand je regardais ce spectacle là. Je me souviens m’être dit: ce sera ça mon métier, ce sera ça ma vie, quelqu’en soit le prix. Chanter des mots, donner de la force, vibrer du plus profond de son âme, partager et se battre avec comme seule arme l’amour de la musique et des mots en bandoulière. J’en connaissais chaque notes, chaque paroles, chaque moments de tes chorégraphies. Ces chorégraphies que j’essayais de répéter avec fougue en m’enfermant dans ma chambre. Les voisins que nous avions à l’époque doivent bien penser à moi aujourd’hui. Je te trouvais si belle, si forte. Cette énergie qui habitait ton âme je la ressentais aussi à l’intérieur de moi, tu vibrais avec la musique d’une façon qui n’appartenait qu’à toi. Quand j’imitais ton balancement mythique de la tête plus rien n’existait et rien ne pouvait me résister. Je me souviens de cette émotion lorsque le public entonnait avec toi Si Maman Si... mon cœur tremble encore de ces émotions de mon enfance si pures et si fortes.

 

Et puis il y a eu ce fameux soir d’octobre il y a 7 ans, ce soir ou mon père est mort dans nos bras et lorsque je quittais cet hôpital dans le noir et sous la pluie c’est toi encore qui est venue me réconforter. Évidemment on rit encore, pour des bêtises, comme des enfants mais pas comme avant... évidemment... alors je pense à ton fils ce soir, Raphael, qui lui aussi t’as veillé à bout d’amour.

 

Je t’aime France comme une fille aime sa mère et je n’oublierai jamais ce moment, il y a deux ou trois ans ou après être allée voir au palais des sports ce spectacle dont tu étais si fière, moi qui t’avais vu enfant tant de fois sur scène et qui t’avais attendu tant de fois avec un bouquet de fleur à la sortie de la salle Pleyel , à Bercy ou à l’Olympia et bien alors que je prenais un verre au café d’en face sur la terrasse après le spectacle, tu es passé devant moi et là je crois t’avoir dit tout ce que je viens d’écrire là. Tu m’as alors serré la main très fort avec une chaleur immense et tu m’as serré dans tes bras. Je m’en souviendrai toujours parce que ce jour là tu as été mon oasis dans mon désert.

 

Je me souviendrai toujours de ce que tu as dit à la fin de ton portrait : bien sûr il y a des moments de bonheur, mais ce n’est pas le bonheur qui nous fait avancer, c’est ces choses incroyables que l’on nous donne à surmonter...

 

Tu les as surmontés ma belle France mais comme toutes les personnes que l’on aime on pense pour toujours qu’elles sont immortelles. Ta force, ton courage, ton sourire ne sont pas juste le reflet d’une époque où les chanteurs chantaient des chansons qui avaient du sens, sans avoir peur de s’engager véritablement pour des causes qui leur tenait réellement à cœur. Ils sont, pour toujours, l’esprit de la liberté, de l’authenticité et de l’amour. De l’amour tu en as eu tellement, de tes parents, de tes frères, de Michel, de tes enfants, de ton public...

Tu as toujours suivi ton intuition et ton cœur, nous incitant ainsi à en faire de même. Les images cachés de ton bonheur en famille que tu avais partagé dans ce si beau portrait de toi télévisé en disent long et m’inspirent souvent lorsque le sourire de mes enfants et le bonheur partagé en famille me font toucher le paradis du doigt.

 

Il va falloir dorénavant sécher nos larmes et prendre la relève. Ta générosité, et tes mots sonnent dans nos mémoires pour toujours et tel un papillon de nuit, nous te souhaitons d’arriver à bon port, cette étoile qui t’es si chère, celle où réside dorénavant tant de ceux que tu as aimé et que nous avons aimé avec toi.

 

Ou ça commence, ou ça finit, ou la vie me conduit? Quelle importance, j’ai le cœur immense et le monde est petit...

 

Je ne doute pas une seule seconde que les anges sont en train de te recevoir en chantant ça doit être beau là haut et comme tu disais, ma chère France, à la fin de ton Calypso avec ce sourire qui en disait tant de ta force et de ta joie de vivre...

 

Hastaluego ma belle France...

 

Tu vas tellement nous manquer

 

Isaure Le Faou

Respecter son enfant intérieur

Respecter son enfant intérieur

Respecter son enfant intérieur est un acte fondamental que l’on pose lors de notre cheminement intérieur.
Bien souvent on me pose cette question : comment, dans la pratique, pouvons-nous passer à l’action pour changer tous ce qui jusqu’à maintenant nous a empêché de vivre sereinement en accord avec notre être profond?

Pour moi il s’agit de prendre un engagement avec soi-même, un engagement qui reconsidère à la lumière de qui nous sommes aujourd’hui, avec amour et bonté ce petit être qui vit encore en nous et qui s’est sentie quelques fois délaissé, abandonné, trahi. Il s’agit non pas que d’intellectualiser mais, de ressentir au plus profond de notre cœur, qui nous sommes et ce que ce petit enfant a à nous dire.

Quels étaient ces questionnements, quels était ses angoisses, quels était ses peurs ; mais aussi quels étaient ses rêves, ce à quoi son être tendait naturellement sans effort et ce qui lui procurait de la joie…

Il n’y a pas à chercher bien loin souvent pour ressentir ce que ce petit « moi » a à nous dire. L’émotion peut nous gagner, alors que nous avons aujourd’hui un âge plus avancé, de nous retrouver. Mais qu’importe l’âge que nous avons, nous sommes en mesure aujourd’hui si nous nous questionnons, de répondre aux peurs de cet enfant, de l’entourer de notre présence, de le rassurer, de lui donner les bases qui lui serviront d’ancrage solide pour se construire dans l’harmonie.

Combien sommes-nous à avoir enfoui cet enfant en nous et pourquoi nous étonnons-nous de l’entendre aujourd’hui crier sa volonté d’exister envers et contre tout. L’enfant dans sa pureté voit vrai car il voit avec le cœur. C’est toute la sagesse du petit prince qui a du mal à se faire comprendre dans un monde ou les adultes ont oubliés cette part d’eux même enfouie sous les décombres d’une éducation souvent conditionnelle et conditionnée.

Il ne s’agit pas ici de revendiquer la toute-puissance de l’enfant roi comme je peux l’entendre quelques fois lors de conversation ou j’apprends à jouter avec des interlocuteurs pas toujours convaincus ni souvent convaincants. Mais plutôt d’entendre le bruit du cœur pur d’un enfant pour qui tout est possible.

Les personnes que j’aime accompagner quelques fois sont étonnées de voir à quel point ils ou elles se jugent avec dureté et sévérité, exigeant d’elles un perfectionnisme destructeur alors que l’exercice de parler à son enfant intérieur leur permet tout à coup de découvrir une force solide et sereine insoupçonnée en eux dont se dégage une douceur et une bonté qu’ils n’arrivent pas à avoir pour eux même. Mais nous devons tous devenir ce parent bienveillant pour nous même, c’est peut-être là le commencement de tout. Le fait de s’autoriser à prendre la responsabilité et le pouvoir sur sa vie, le fait de s’autoriser à ne plus être la victime de quelqu’un ou d’un système et de devenir acteur dans sa vie. Arriver à franchir ce pas, permet de couper les schémas de dépendance qui nous enferment et nous empêchent de prendre notre véritable responsabilité sur nous-même et sur notre vie. Or c’est en récupérant notre pouvoir créateur et en étant à l’écoute des besoins de notre enfant intérieur que nous pourrons lâcher tout ce qui nous limite, nous diminue, nous empêche d’avancer et d’évoluer. Laisser partir la peur, le chagrin, le désespoir, ou toute autre forme de souffrance intérieure c’est prendre la responsabilité de chérir cet enfant et d’arrêter d’attendre que quelqu’un le fasse pour nous. Et c’est ainsi que la vie nous ouvre la porte sur d’infinie possibilités….

Si ce texte vous parle, s’il vous a touché, postez, vous aussi, une photo de votre enfant intérieur et écrivez dans le commentaire ce que vous avez laissé de cet enfant derrière vous et ce que vous allez réparer en lui à partir d’aujourd’hui ;) n'hésitez pas aussi à targuer vs amis pour qu'ils jouent le jeu eux aussi !

Je vous embrasse
Isaure Le Faou
Thérapeute et Coach
www.isaure-developpement-paris.fr
Rv Paris et skype

Adieu Tristesse

Adieu Tristesse

Adieu Tristesse

S’autoriser à aimer, à être aimé, s’autoriser à être libre de ses peurs, s’autoriser à réaliser ses rêves, s’autoriser à faire de la place à la joie, dire au revoir à la tristesse, au passé qui nous enchaine, est une quête qui nous tient tant à cœur.
Mais quand, tout à coup, nous décidons de franchir le pas, nous nous rendons compte à quel point cela est difficile.

Nous avons l’impression de perdre un être cher, quelque chose qui nous colle à la peau depuis toujours. Nous devons laisser de côté une sensation presque réconfortante de connaitre quelqu’un depuis longtemps, quelqu’un qui nous enfonce pourtant, qui nous pousse dans nos retranchements et nous éloigne de nos désirs en nous aliénant à des comportements qui ne sont en fait que réaction à notre souffrance.

Ce quelque chose que nous devons quitter nous est cher car il est ce qu’il nous reste de nos failles, de ce que nous sommes en fait et de ce sur quoi nous avons construit nos repères depuis tant d’années. Nous nous voyons alors faire de la résistance et nous mettons en place de nombreuses stratégies conscientes ou inconscientes pour fuir cette décision et nous restons accrochés à la tristesse comme un bébé Koala accroché à sa mère.

Pourtant qu’avons-nous à gagner à rester dans cette nostalgie d’un passé qui nous rend et qui nous a rendu malheureux ?

Peut-être le fait de subir une vie dont nous refusons la responsabilité.

Peut-être que tout simplement notre histoire nous a convaincu que nous ne méritions pas autre chose ou une autre vie et nous, en bon petit soldat, nous n’osons pas sortir de cette impasse de peur de prendre rendez-vous en terre inconnue.

Pourtant il existe un chemin vers la joie.

Lorsque nous arrivons à vivre en adéquation avec ce que nous sommes.

Cela n’empêche pas les coups durs et les difficultés mais nous les vivons avec plus de sérénité quand nous avons commencé à nous frayer un chemin vers la lumière d’une vie accomplie et non subie.

S’autoriser à aimer l’autre, à l’accepter dans ce qui fait de lui ou d’elle une personne unique, dans sa différence, dans ses failles, n’est possible que si nous avons réussi au préalable à faire ce chemin pour nous même.

Il n’est pas question ici d’être à la hauteur de quelque chose, il n’est pas non plus question de faillir, d’échouer, toutes ces raisons qui trop souvent nous poussent à nous faire rejeter avant que l’autre ne le fasse avant nous.

Mais tout cela n’est que projections et fantasme.

Le véritable amour ne s’attend à rien en particulier, il n’est pas le fruit d’un fantasme, il ne s’attache pas à une image, à un reflet car il n’accorde pas d’importance au faux et il recherche le vrai, il ne détruit pas, il porte, il élève, il accepte, il entend, il comprend.

Il lit entre les lignes.

Comme la mère élève son enfant, le tient par la main, lui transmet sa force et ses valeurs pour finalement lui donner suffisamment confiance en lui et en la vie pour que ce même enfant un jour ait envie de lâcher cette main et s’autorise à vivre sa vie.

Il n’y a pas d’autres enjeux dans l’amour que de s’enraciner l’un à l’autre pour mieux voler de ses propres ailes.
Même dans le couple et peut-être encore plus dans cette sphère, l’amour doit permettre non de s’enfermer dans une projection stérile qui nous force à porter le masque des attentes de l’autre mais bien au contraire de s’enraciner à l’autre afin de pouvoir laissé s’épanouir ce qu’il y a de meilleurs en chacun de nous.

Comme un arbre qui puise la force de pousser dans ses racines, l’amour est le terreau qui doit permettre à chacun de déployer ses ailes.

Mais quand nous ne croyons pas en nous comment penser que quelqu’un d’autre puisse se rendre compte de notre valeur, de notre force, de notre vulnérabilité, de notre sensibilité. Combien de fois nous sommes nous attachés à de mauvaises personnes, persuadés au fond que nous ne méritions pas mieux. Que cette personne qui ne nous convenait pas était déjà çà. Nous avons laissés la vie nous convaincre que nous ne méritions que ce ça-là.

Ou combien de fois avons-nous repoussé au contraire des personnes qui ne demandaient qu’une chose c’est de nous aimer véritablement de peur de les décevoir, de ne pas être à la hauteur et de nous confronter à ce qu’il y a de plus vulnérable en nous.

Le véritable amour pourtant prend soin de la vulnérabilité de l’autre. Il n’en fait pas une arme dont on peut se servir mais il en fait un pétale de fleur. Souvenons- nous du Petit Prince qui aime sa Rose malgré sa vanité apparente. Le véritable amour sait voir au-delà des apparences, il console les failles et les apaise. Le reste, l’amour qui détruit, n’est que le résidu d’un amour que nous n’avons jamais réussi à nous donner.

La thérapie peut aider à changer cette vision de nous, à comprendre dans notre être profond que nous méritons autre chose et qu’il n’en tient qu’à nous de partir à la rencontre de la joie et de l’amour.

Souvent pour franchir cette étape, il faut avoir besoin de toucher la tristesse au plus près, de s’y ensevelir presque, comme si nous avions besoin d’aller au bout de la souffrance pour qu’un jour tel un phœnix qui renait de ses cendres, nous décidions que nous avions un véritable rôle à jouer pour construire notre bonheur.

Il nous suffit pour cela d’agir en cohérence et d’oser dire une bonne fois pour toute "Adieu tristesse"…
« Je vais m’en aller, aller mon amie
Je vais m’en aller vivre ma vie… »
ZAZIE, Adieu Tristesse

Isaure Le Faou
Thérapeute et Coach
Rv Paris et Skype

Oser aller vers la lumière

photo isaure dev
 
Que faire de nos frustrations, de nos attentes déçues, quelques fois bafouées, niées même ? Que faire de cette force de vie qui vient nous remémorer nos aspirations profondes et nous caresser le visage le matin sans pour autant nous prendre véritablement la main nous laissant ainsi comme un enfant abandonné dans un destin rodé mais qui manque de saveur et de relief nous rappelant aussi que rien ni personne ne pourra agir à notre place ?

Nous avons tous tendance peut-être à vivre la vie comme elle vient, sans nous poser trop de questions, finalement le sens que nous souhaitons donner à notre vie est secondaire car il faut bien le dire nous n’arrivons pas à nous en sortir, à faire la part des choses. Ce que nous avons connu depuis toujours devient normal même si nous n’en sommes pas satisfaits, une habitude qui nous assassine mais à laquelle nous nous accrochons pour ne pas se dire qu’il existe un ailleurs et un après. Et finalement nous nous résignons lorsque tous le travail au contraire est de déployer toute notre énergie pour nous affranchir et donner le sens que nous voulons à notre existence.

Mais qu’elle est la méthode me direz-vous ? Et y en a-t-il une ? Comment peut-on réussir à s’affranchir, comment peut-on s’autoriser à quitter ce qui nous a frustré depuis toujours sans y laisser trop de plumes ? Et puis au fond n’est-ce pas un peu prétentieux de vouloir quitter la frustration pour vivre dans l’abondance et la sérénité de devenir ce que nous rêvons d’être ? Il est facile d’être pessimiste face à tant de promesses mais ceux qui ont éprouvés et qui éprouvent encore chaque jours le chemin de la connaissance de soi, saurons de quoi je veux parler.

Nous pouvons nous affranchir de la frustration si déjà nous commençons par changer nos modes de croyances, que nous commençons à voir différemment les raisons qui nous poussent ou au contraire qui nous empêchent d’avancer. Retrouver du plaisir dans ce que nous faisons chaque jour est déjà un  signe d’abondance, s’autoriser à décider, à poser des choix, des actes, des décisions, toutes ces choses concrètes qui nous sortent de notre zone de confort. Il n’y a qu’à ce prix-là que les choses peuvent commencer à changer. Rien ne peut nous tomber tout cuit dans la bouche et ne l’oublions pas, tous ceux qui ont réalisés ce qui leur tenait à cœur ont dû faire preuve de patience, de ténacité et de persévérance.

Une des premières étapes est de se questionner sur sa véritable volonté de changement et sur les raisons qui nous ont poussés à vivre dans une certaine forme de frustration, que nous n’étions pas heureux en couple ou dans notre travail par exemple. Pour cela il ne faut pas hésiter à explorer le passé non pas pour y resté coincé mais pour comprendre ce qui, dans notre schémas de fonctionnement, disjoncte régulièrement, puis une fois que nous partons dans cette exploration très particulière, nous pouvons essayer de comprendre en quoi cela nous influence encore aujourd’hui et de quel façon, puis une fois que nous avons conscientisé cela nous pouvons effectuer un travail sur les croyances que nous avons encore actuellement qui nous limitent et nous empêchent encore d’avancer sereinement sans jugement ni culpabilité. Changer ses croyances et ce qu’il y a de plus difficile mais rien n’est impossible lorsque la volonté d’évoluer est plus forte que la peur. Il s’agit là de s’autoriser à être soi, à vivre en rapport avec notre être profond,  ce que nous sommes. Nous avons tant de croyances et de jugements envers nous-même et envers les autres qui nous empêchent d’accéder à une forme de plénitude !

Nous sommes quelques part notre pire ennemi car une part de nous aime cette grotte dans laquelle nous nous sommes mis à l’abri pendant de long mois, ou de nombreuse années, où même pendant toute une vie…  Cette grotte dont je parle c’est la grotte de nos peurs, et il n’y a qu’en l’affrontant bien en face que nous pourrons nous autoriser à en sortir et à dépasser tous ces obstacles qui nous empêchent de nous libérer et de nous affranchir. Car en fait tout le chemin est là, accepter avec humilité nos chaines, pour pouvoir nous libérer et vivre la vie que nous souhaitons dans l’abondance d’un destin accompli.
 
Besoin d’un conseil, d’un soutien ? Ponctuel ou plus profond, lancez-vous et faites-moi part de vos questionnements ! Je serais très heureuse de pouvoir vous accompagner en rv ou par skype.
 isaurelefaou@hotmail.com ; www.isaure-developpement-paris.fr

Changer de vie, changer sa vie

Changer de Vie - Changer sa vie


Tout va bien se passer
Certain vous diront qu’ils n’y croient pas, que cela est impossible, qu’ils ont déjà essayé, qu’ils n’y croient plus et d’autres au contraires nous raconterons comment au travers d’une rencontre, d’une prise de conscience, de lectures, d’interrogations permanentes ils ont réussis à prendre ou à reprendre le chemin de la réalisation de leurs désirs.

Les premiers, abattus ou dans une forme de déni, ne croient plus en rien, même si chaque jours ils se sentent étouffés et confrontés à des conflits intérieurs qui ne leurs laissent que peu de répit ils ne ressentent pas le besoin réellement d’en sortir. La confrontation leur semble trop brutale, trop dangereuse, ils ne maitriseraient alors plus leur monde et ce qui le régit et se sentiraient en danger dans un nouveau monde qu’ils ne connaissent pas. Du moins c’est ce qu’ils pensent. Ce n’est pourtant pas la réalité.

Les seconds ont acceptés l’existence de ces conflits, veulent devenir acteur de leur vie et changer la donne. Ils veulent devenir acteur de leur monde, ils sont prêts à s’y investir et à en payer le prix car ils ont, en eux, l’intuition que ce qui a de la valeur a peut-être un prix et que ce prix commence peut-être par cette prise de conscience.
Mieux aimer peut-être une des raisons qui nous pousse à vouloir changer des choses dans notre vie. Quand les schémas de répétions se suivent sans fin et se ressemblent tous, nous laissant dans une solitude un peu plus grande et un peu plus profonde chaque fois, qu’avons-nous comme solution sinon celle de choisir la vie et l’amour et pour cela de nous remettre véritablement en question ?

Mais tout changement dans la vie implique une « déprogrammation » et cette déprogrammation fait peur. Qu’allons-nous devenir sans nos mauvaises habitudes, sans nos dépendances même si celle-ci sont à l’origine de nos souffrances. Qu’il est agréable d’y rester accroché même si cela nous ramène à la position d’une mouche prise dans une toile d’araignée. Oui qu’il est agréable de savoir que nous subissons notre vie et qu’il n’y a aucun échappatoire à cela. C’est en effet tellement agréable car connu et rassurant. Mais c’est un leurre et une mauvaise opération de croire qu’en restant enchainé nous nous protégerons de ce qui nous fait peur.

Changer de vie, ne veut pas dire changer sa vie mais changer son rapport à la vie. Changer son couple ce n’est pas forcément changer de partenaire à chaque fois que nous rencontrons une difficulté ou que nous sommes confrontés à une frustration mais c’est changer son rapport à l’autre et donc pour commencer comprendre à l’intérieur de nous pourquoi nous en sommes là aujourd’hui et dans quelle mesure nous pouvons changer la donne.

Sortir de ces schémas de répétition implique un véritable questionnement et un véritable investissement. Accepter tout d’abord que nous ne pouvons pas combler tous nos besoins ni répondre à toutes nos questions, ni assouvir tous nos désirs est un premier pas dans l’ouverture à l’autre et par conséquent à soi.

Comme-ci admettre le changement résidait en premier lieu dans l’acceptation véritable et humble qu’il existe un autre chemin que celui de la souffrance, de la culpabilité et de la victimisation.

Il n’y a pas sur terre de personne parfaite, ni de couple parfait, ni de métier parfait, ni de famille parfaite, ni d’enfant parfait, non. Mais il existe un monde dans lequel nous pouvons être acteur de notre vie si nous le voulons véritablement. Cela ne veut pas dire accéder à une vie idéale mais arrêter de vivre comme une marionnette téléguidée par ses peurs, et dont la seule logique serait d’être dans un déni soi-disant protecteur alors que nous savons tous à quel point il peut être néfaste. Les récents évènements terroristes qui ont eu lieu à Paris nous le prouvent avec violence.
Celui qui affirme ne pas avoir peur se ment à lui-même, il a peur d’avoir peur et c’est déjà là que se situe peut-être l’origine du problème. Il a peur de ne pas se sentir tout puissant, il a peur d’avoir des failles et que quelqu’un d’autre que lui s’en aperçoive, il a peur de l’autre et que l’autre puisse aussi, par le biais du partage et de l’intérêt mutuel, lui apporter ce qui lui manque. Mais accepter ce manque peut représenter pour bien des personnes un danger insurmontable.

Or qu’est-ce que l’amour sinon l’acceptation d’un manque que nous aimerions combler par un autre que nous ?
La maitrise de la vie et des choses est un moyen que nous utilisons tous pour nous protéger mais elle nous coupe de l’amour, elle nous coupe de nous-même et des autres. Elle fige sans arrêt la vie en nous donnant une fausse impression de contrôle qui est illusoire. L’amour par définition ne se contrôle pas, ne se maitrise pas, il EST.
Si nous cherchons à l’enfouir ou à le fuir, à le taire, à le tordre, à le modifier, à l’étouffer ou sans arrêt à le détruire c’est que nous n’avons pas commencé notre travail ou en tout cas qu’il n’est pas fini.

Changer de vie c’est accepter ses failles, ne pas les mépriser mais les accepter. C’est aussi s’ouvrir à la possibilité qu’il existe d’autres moyen de vivre que celui de tourner en rond sans jamais trouvé l’issue de secours.

Pour cela il est important de regarder à l’intérieur de soi, de comprendre nos mécanismes intérieurs, afin de ne plus en être le jouet, oui il s’agit bel et bien de reprendre le volant et de savoir conduire sa vie sans un chauffeur qui ne nous veut pas toujours du bien.

Il existe une vraie difficulté à reconnaitre tout cela, il existe un véritable désarroi aussi, et cela ne va pas sans une obligation de se défaire de son orgueil, de sa fierté et de son égo pour un temps. Le temps de réaliser qu’il existe un autre chemin, le temps de réaliser que les autres peuvent nous apporter leurs expériences et leurs regards bienveillants et que par ce regard nous grandirons sur la route de nos désirs pour nous réaliser non pas en tant qu’être parfait mais en tant qu’homme ou femme qui s’assume.

Le chemin de cette prise de conscience est long et douloureux, il peut durer longtemps, il est rempli de doutes et de sentiments instables, mais le traverser avec humilité et sérénité peut permettre à chacun de franchir le premier pas fondamental vers la guérison et la réalisation de soi.

C’est ce premier pas qui est essentiel, une fois que nous l’avons fait plus rien n’est impossible et l’essentiel du travail a déjà été fait… 

Par Isaure Le Faou
 

Prendre de la distance

Prendre de la distance


Map Mond en fleurs
 
« Tu veux un monde meilleur, plus fraternel, plus juste ? Et bien commence à le faire, fais-le en toi et autour de toi, fais-le avec ceux qui le veulent, fais-le en petit et il grandira… »
CG Jung

Prendre de la distance face à nos émotions n’est jamais facile.

Pourtant ne pas en prendre représente un risque pour soi et pour les autres.

La période que nous vivons en ce moment est là pour nous le rappeler.

Ce vendredi, le chaos était à l’extérieur, dans nos rues, dans nos salles de spectacles, dans nos restaurants, mais depuis il gronde de façon assourdissante à l’intérieur de nous-même.

Face à notre incompréhension et face à notre prise de conscience progressive, nous ne pouvons que constater notre état de choc. Nous nous sentons malades, envahis par un sentiment diffus d’angoisse et de peur.

Pour ne plus subir cette peur et cette angoisse, nous pouvons accueillir ces émotions, les identifier. Tenter de les contrer ne serviraient à rien sauf à les refouler mais même balayées et étouffées les émotions trouvent toujours un moyen de s’exprimer d’une manière ou d’une autre.

C’est le principe même de la psychanalyse.
S’autoriser à exprimer son émotion permet de laisser s’échapper les tensions qui nous habitent. L'énergie une fois libérée est libre de s'exprimer. Elle a lutté pour se protéger et ne pas se laissée envahir permettant ainsi de remettre de l'ordre dans ce chaos intérieur pour enfin lui donner un sens.
Et c’est ce sens qui est le plus important.
Il ne s'agit pas là de provoquer en vomissant toutes ces émotions qui ne sont pas encore digérées mais bel et bien de prendre du recul et d'analyser afin de s'exprimer en ayant pris connaissance de tout les paramètre.

Voilà notre travail d'être humain.

Cela veut dire aussi d’accepter le choc et le silence.

Notre société semblent avoir peur des silences, il ne faut pas.

Car il y a dans le silence actif, une manière d’être présent entièrement dans la confiance et la communion.

Et c’est souvent grâce à ce silence et à ce temps de réflexion que des réponses viendront plus tard mûrement réfléchies et intériorisées, nous aidant ainsi à mettre du sens sur nos actions.

Mesurons chacune de nos pensées et de nos actes et quand sera venue le temps de nous exprimer faisons-le avec humanisme et réflexion.

Sans angélisme mais avec dignité et force.

Réagir à l’émotion c’est essentiel mais la réaction émotionnelle sans réflexion soulève tellement d’énergie qu’elle se dissout au fil des heures et du temps laissant ainsi peu de place à la véritable action positive.

Souvenons nous de Charlie Hebdo.

Or que ce soit dans notre société actuelle ou en thérapie, le symptôme ne peut disparaitre qu’à condition d’une réelle prise de conscience de la problématique, si la prise de conscience n’est pas totale, la problématique reviendra toujours de façon déguisée.

Il est urgent pour nos sociétés et pour nous même de prendre conscience de ce qui importe réellement à chacun et d’agir en donnant du sens à nos actions.

De la même façon qu’il est facile en thérapie (même si quelques fois justifié) d’accuser les autres de notre mal être, nous devons reconnaitre que, chacun, à notre façon, nous avons un rôle à jouer dans l’évolution de notre monde.

A commencer par le sens que nous souhaitons donner à notre vie. 

Par Isaure Le Faou

Si tu plonges

Si tu plonges...


Michel et France au piano

Souvent, j’ai ressenti au plus profond de moi une très forte envie d’avancer, de rompre avec certaines habitudes qui me tiraient vers le bas et qui m’empêchaient de nouer avec les autres et avec moi-même des liens sains et sereins. Jusqu’à tard j’ai été malheureuse car je n’arrivais pas à devenir qui je voulais être, j’avais l’impression d’une vie où j’errais d’échec en échec ne sachant pas très bien ou aller et de peur de faire mal, je préférais me recroqueviller dans un silence et une passivité générale que je croyais protectrice.

J’ai souffert de cette solitude que je m’imposais et de ces répétitions de désillusions qui me plongeaient sans cesse dans un état où je me sentais abattue, comme happée dans un trou où personne ne pourrait venir me sauver.

Je suis allée au bout de cette souffrance comme si j’avais besoin de cela pour comprendre les choses et la vie différemment.

Et puis un matin, j’ai décidé qu’il y aurait un avant et un après.

Que je ne voulais plus de cette souffrance.

Nous allions nous quitter toutes les deux mais seul je n’en aurais pas eu le courage.

Alors j’ai fait appel à un psy comme on dit, j’ai commencé une thérapie. Je ne pensais pas forcément à l’époque que j’irais mieux mais je ne voulais plus souffrir et je n’avais plus le courage d’avancer seul.

La thérapie m’a fait peur au début et pendant longtemps. Je me souviens de cette appréhension dans la salle d’attente, cette peur qui monte, vais-je réussir à dire tout ce que j’ai dans la tête, vais-je réussir à retranscrire véritablement mes états d’âme, vais-je être comprise, entendue, vais-je être soutenue ou jugée ? Toutes ces questions ne cessaient de tourner dans ma tête de façon assourdissante. Mais à chaque fois je dépassais ces peurs, j’allais à mon rendez-vous, je tenais mon engagement, celui que j’avais pris envers moi-même, d’arrêter cette souffrance et de vivre ma vie sans elle. Et à chaque fois je constatais des progrès dans ma vie. Toutes ces peurs que je réussissais à affronter dans cette salle d’attente, étaient des peurs que je réussissais peu à peu à affronter dans la vie.

A cette époque j’ai appris une chose essentielle, j’ai appris à me faire confiance, j’ai appris à ne plus avoir peur de moi et donc forcément à avoir moins peur des autres. Si je pouvais me faire confiance je pouvais aussi compter sur moi pour veiller sur moi avec bienveillance et me protéger de ce qui aurait pu me faire du mal, j’ai appris aussi à ne plus avoir peur, j’ai appris à écouter mes émotions, mon intuition, j’ai appris à aimer aussi, à m’aimer moi pour mieux aimer les autres. Tout cela m’a menée sur une route bien plus grande et longue que je n’imaginais qui continue d’ailleurs encore aujourd’hui et qui, je l’espère, sera sans fin.

Comme dans le Magicien d’OZ, mon chemin thérapeutique se transformait en une Yellow brick Road et je comprenais au fur et à mesure comme Dorothy dans le film qu’il n’y avait pas d’autre Magicien d’OZ que moi-même. Encore fallait-il que je me sente à la hauteur de cette tâche. Etre un magicien pour moi-même voulait dire m’autoriser à vivre mes désirs, à sortir une bonne fois pour toute cette colère qu’il y avait en moi, à accepter que l’amour que j’avais reçu dans mon enfance n’avait peut-être pas été l’amour idéal en tout cas celui que j’avais moi idéalisé mais que cet amour-là était et restait malgré tout de l’amour et que tant qu’il y a de l’amour il y a de la vie et il y a de l’espoir.

La thérapie ne promet pas une vie parfaite mais elle permet de vivre sa vie le mieux possible en sachant faire du mieux que nous pouvons avec nos forces et nos faiblesses dans une liberté intérieure.

Elle nous aide à voir plus claire en nous et à percer ce que quelques fois nous ne voulons pas voir de peur de chambouler notre vie complètement. Elle nous aide à faire des choix, en accord avec ce que nous sommes, elle nous aide à vivre notre vie, pas celle des autres ou celle que les autres voudraient pour nous, elle nous aide à résister, elle nous aide à lâcher, elle nous aide à nous affirmer, elle nous aide à entendre, elle nous aide à aimer.

Jamais le thérapeute ne saura mieux que son patient ce qui est bon pour lui, par contre le thérapeute peut être là, comme un soutien, un miroir indispensable, qui, à force de refléter les peurs et le désir de son patient, l’aide à donner du sens, le fait réfléchir sur sa vie et ses désirs afin qu’il puisse prendre les rênes de sa destinée.
Il n’y a pas de fatalité au malheur ou à la souffrance et c’est quand nous le comprenons véritablement que tout change. Si nous choisissons le malheur ou la frustration, c’est que nous ne voulons pas imaginer que la vie pourrait être autrement et nous fermons ainsi délibérément la porte à la joie, à la gratitude, à l’épanouissement, à la complétude.

Ce temps qu’il faut à chacun pour le réaliser appartient à chacun et fait partie du chemin.

Ce temps est le chemin.

Le chemin de la vie.

Sur mon chemin à moi j’ai toujours su trouver des lumières, des personnes que j’aime profondément et qui m’ont montré qu’il existait toujours de la lumière même dans le noir.

Ces personnes-là ne s’intéressaient pas à mon statut social, ni à mon salaire, ni à l’endroit où j’allais partir en vacances l’été prochain ou que sais-je encore, non ces personnes se préoccupaient de mon cœur, nourrissaient mon âme, et m’aidaient à aimer la vie.

J’espère aujourd’hui au sein de mon cabinet vous rendre à vous tous ce que la vie m’a permis d’apprendre, vous transmettre mon expérience et vous aider sur ce chemin alors n’hésitez pas si vous en avez besoin à me contacter.

Lorsque que j’étais enfant, il y eu une lumière dans ma vie, cette lumière fut celle de la chanson et elle s’est incarnée en une personne que j’admire comme un père, je vous laisse découvrir les paroles de cette chanson et vous encourage fortement à plonger vous aussi…

Par Isaure Le Faou
Chanson : Si tu plonges, Michel Berger
« On te dira qui aimer
On te dira quoi chanter
On te dira où aller
Pour tenter ta chance
Mais balaie toutes ces idées
Ne garde que ce que tu es
Ce que tu veux devient vrai
Si tu avances
Ce sont toujours les désirs
Pas les plaisirs qui nous rongent
Mais si tu plonges
Y a des montagnes d'amour qui t'attendent
Y a des mains, y a des poings qui se tendent
Si tu plonges
Tu peux tout, tu peux toucher le ciel
Comme l'oiseau quand il déploie ses ailes
Si tu plonges
Tiens-toi droit
Tends les bras
Le vertige
N'y pense pas
Ne regarde pas en bas
Regarde droit devant toi
Ça ira
Si tu y crois
Si tu crois en toi
Concentre-toi
Ne pense qu'à ça
Fais le vide en toi
Allonge tes bras
Avance d'un pas, et... plonge
Si tu plonges
Y a des montagnes d'amour qui t'attendent
Y a des mains, y a des poings qui se tendent
Si tu plonges
Tu prendras ton élan vers le ciel
Comme l'oiseau quand il déploie ses ailes
Si tu plonges »

Michel Berger….

Capitaine, mon capitaine...


citation la bruyère
 
Ne vous est-il jamais arrivé d’avoir le cœur vidé par la fatigue psychique et mentale d’une vie qui ne vous convient pas ou plus?

Nous avons tous des rêves, des envies que nous gardons bien au chaud, à l’intérieur de nous, pensant à tort ou à raison que viendra un jour le bon moment, la bonne personne, un meilleur job, un meilleur salaire, l’appartement ou la maison de nos rêves, l’homme ou la femme idéale, la reconnaissance ultime dans notre job, la famille dont nous avions toujours rêvé, et que sais-je encore.

Souvent nous nous disons que nous avons le temps pour cela, que cela va bien finir par arriver, un jour, comme un enfant qui attend ses cadeaux pour noël.

Pourtant il semblerait que la vie soit un peu plus compliqué que cela…

En grandissant, nous nous apercevons que faute de temps, d’énergie, de volonté, nous avons mis nos envies au placard et nous finissons par nous apercevoir que le temps qu’il nous reste pour nous donner la chance de les réaliser n’est pas infini.

Mais passer quelques fois à l’action nous semble tellement difficile, car nous sommes souvent emmurés dans notre passé, nos habitudes, et bien sur toutes nos peurs que nous n’arrivons pas à surmonter. Nous ne nous rendons pas compte que dans ce cas-là nous bloquons notre énergie en reproduisant indéfiniment un schéma bien précis qui consiste à ne pas nous autoriser à vivre notre vie comme nous l’entendons.
Nous verrouillons ainsi toutes les chances que nous pourrions mettre de notre côté pour aller justement vers cette réalisation.
Se réaliser c’est s’autoriser à s’aimer et se dire que notre être à de la valeur, que la vie est un cadeau et que nous ne devons pas la gâcher en passant à côté.

Il est tentant d’accuser les autres et la terre entière de notre frustration, le passé, nos parents, notre vie, la conjoncture et tout ceci a certainement un rôle à analyser dans notre fonctionnement actuel mais en ne voyant que ce côté de la situation nous nous empêchons de penser que nous avons-nous aussi un rôle actif à jouer dans notre réussite.

Qu’est-ce que représente pour nous la réussite ? Ceci est une question qui mérite d’être posée afin de comprendre quels sont les enjeux de notre vie.

Réussir sa vie, c’est avant tout avoir le courage de se regarder dans un miroir, afin d’y voir ce qu’il y a de positif en nous et dans notre vie et d’analyser ce que nous gagnerions à changer et qui nous rend encore aujourd’hui malheureux.

La thérapie et le coaching peuvent nous aider à rendre conscient nos véritables objectifs, à surmonter nos peurs, à éprouver de la joie dans le fait de dépasser nos limites. Comme le cavalier qui saute un obstacle, ne pilons pas au dernier moment, il n’y a pas de peur qui ne soient infranchissables, si nous travaillons avec humilité dessus. Pour cela, encore faut-il reconnaitre le chemin qu’il nous reste à parcourir et accepter de demander de l’aide et du soutien si nous en avons besoin.

Entamer une thérapie ou un coaching ne doit pas être considéré comme un acte rébarbatif et qui fait peur, c’est un acte de courage, une profession de foi que l’on fait pour soi-même et tous ceux que nous aimons pour sortir des schémas de répétition négatifs dans lequel nous sommes enfermés depuis trop longtemps.
Souvenons-nous dans le film « Le cercle des poètes disparus », lorsque Robin Williams apprend à ses élèves à monter sur les tables pour observer toujours la vie « d’un angle différent ». il n’en tient qu’à nous de croire en nous et de nous donner le temps de nous réaliser, d’aller au bout de nos rêves et de comprendre pourquoi quand nous n’y arrivons pas nous nous remettons dans le mur presque volontairement. Combattre nos peurs, les entendre et les comprendre peut nous aider à nous libérer. Si nous ressentons au plus profond de nous cette volonté de changer, de nous remettre en question pour aller au-delà, c’est que nous sommes prêts.

C’est alors que nous entendrons petit à petit une voix en nous résonner de plus en plus fort et nous appeler « Capitaine, mon capitaine… »

Par Isaure Le Faou

Adieu Tristesse


coeur et neige
 
S’autoriser à aimer, à être aimé, s’autoriser à être libre de ses peurs, s’autoriser à réaliser ses rêves, s’autoriser à faire de la place à la joie, dire au revoir à la tristesse, au passé qui nous enchaine, est une quête qui nous tient tant à cœur.

Mais quand, tout à coup, nous décidons de franchir le pas, nous nous rendons compte à quel point cela est difficile.

Nous avons l’impression de perdre un être cher, quelque chose qui nous colle à la peau depuis toujours. Nous devons laisser de côté une sensation presque réconfortante de connaitre quelqu’un depuis longtemps, quelqu’un qui nous enfonce pourtant, qui nous pousse dans nos retranchements et nous éloigne de nos désirs en nous aliénant à des comportements qui ne sont en fait que réaction à notre souffrance.

Ce quelque chose que nous devons quitter nous est cher car il est ce qu’il nous reste de nos failles, de ce que nous sommes en fait et de ce sur quoi nous avons construit nos repères depuis tant d’années. Nous nous voyons alors faire de la résistance et nous mettons en place de nombreuses stratégies conscientes ou inconscientes pour fuir cette décision et nous restons accrochés à la tristesse comme un bébé Koala accroché à sa mère.

Pourtant qu’avons-nous à gagner à rester dans cette nostalgie d’un passé qui nous rend et qui nous a rendu malheureux ?
Peut-être le fait de subir une vie dont nous refusons la responsabilité.

Peut-être que tout simplement notre histoire nous a convaincu que nous ne méritions pas autre chose ou une autre vie et nous, en bon petit soldat, nous n’osons pas sortir de cette impasse de peur de prendre rendez-vous en terre inconnue.
Pourtant il existe un chemin vers la joie.
Lorsque nous arrivons à vivre en adéquation avec ce que nous sommes.
Cela n’empêche pas les coups durs et les difficultés mais nous les vivons avec plus de sérénité quand nous avons commencé à nous frayer un chemin vers la lumière d’une vie accomplie et non subie.

S’autoriser à aimer l’autre, à l’accepter dans ce qui fait de lui ou d’elle une personne unique, dans sa différence, dans ses failles, n’est possible que si nous avons réussi au préalable à faire ce chemin pour nous même.

Il n’est pas question ici d’être à la hauteur de quelque chose, il n’est pas non plus question de faillir, d’échouer, toutes ces raisons qui trop souvent nous poussent à nous faire rejeter avant que l’autre ne le fasse avant nous.

Mais tout cela n’est que projections et fantasme.

Le véritable amour ne s’attend à rien en particulier, il n’est pas le fruit d’un fantasme, il ne s’attache pas à une image, à un reflet car il n’accorde pas d’importance au faux et il recherche le vrai, il ne détruit pas, il porte, il élève, il accepte, il entend, il comprend.
Il lit entre les lignes.

Comme la mère élève son enfant, le tient par la main, lui transmet sa force et ses valeurs pour finalement lui donner suffisamment confiance en lui et en la vie pour que ce même enfant un jour ait envie de lâcher cette main et s’autorise à vivre sa vie.
Il n’y a pas d’autres enjeux dans l’amour que de s’enraciner l’un à l’autre pour mieux voler de ses propres ailes.

Même dans le couple et peut-être encore plus dans cette sphère, l’amour doit permettre non de s’enfermer dans une projection stérile qui nous force à porter le masque des attentes de l’autre mais bien au contraire de s’enraciner à l’autre afin de pouvoir laissé s’épanouir ce qu’il y a de meilleurs en chacun de nous.

Comme un arbre qui puise la force de pousser dans ses racines, l’amour est le terreau qui doit permettre à chacun de déployer ses ailes.

Mais quand nous ne croyons pas en nous comment penser que quelqu’un d’autre puisse se rendre compte de notre valeur, de notre force, de notre vulnérabilité, de notre sensibilité. Combien de fois nous sommes nous attachés à de mauvaises personnes, persuadés au fond que nous ne méritions pas mieux. Que cette personne qui ne nous convenait pas était déjà çà. Nous avons laissés la vie nous convaincre que nous ne méritions que ce ça-là.
Ou combien de fois avons-nous repoussé au contraire des personnes qui ne demandaient qu’une chose c’est de nous aimer véritablement de peur de les décevoir, de ne pas être à la hauteur et de nous confronter à ce qu’il y a de plus vulnérable en nous.

Le véritable amour pourtant prend soin de la vulnérabilité de l’autre. Il n’en fait pas une arme dont on peut se servir mais il en fait un pétale de fleur. Souvenons- nous du Petit Prince qui aime sa Rose malgré sa vanité apparente. Le véritable amour sait voir au-delà des apparences, il console les failles et les apaise. Le reste, l’amour qui détruit, n’est que le résidu d’un amour que nous n’avons jamais réussi à nous donner.
La thérapie peut aider à changer cette vision de nous, à comprendre dans notre être profond que nous méritons autre chose et qu’il n’en tient qu’à nous de partir à la rencontre de la joie et de l’amour.

Souvent pour franchir cette étape, il faut avoir besoin de toucher la tristesse au plus près, de s’y ensevelir presque, comme si nous avions besoin d’aller au bout de la souffrance pour qu’un jour tel un phœnix qui renait de ses cendres, nous décidions que nous avions un véritable rôle à jouer pour construire notre bonheur.
Il nous suffit pour cela d’agir en cohérence et d’oser dire une bonne fois pour toute "Adieu tristesse"…
  Par Isaure Le Faou

« Je vais m’en aller, aller mon amie
Je vais m’en aller vivre ma vie… »
ZAZIE, Adieu Tristesse
 

Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve...


Poupoupidou fleurs
 
En voilà une phrase inspirante.

Ne vous est-il jamais arrivé de ne pas comprendre pourquoi, passé un certain stade dans votre vie, vous continuiez à vous sentir à côté de la plaque?

Comme si vous n'arriviez pas à vivre totalement en adéquation avec vos aspirations profondes, comme s'il manquait des pièces dans le puzzle de votre vie?

Commencer à s'interroger sur ce manque est un premier pas important et nécessaire dans le processus de changement.

Plus on y réfléchie et plus ce questionnement puise son origine dans un schéma qui nous est peut-être familier et qui dure depuis toujours. C'est alors que nous avons beau nous interroger, retourner le problème dans tout les sens, nous nous sentons dans une impasse.

Il arrive que ce sentiment perdure, même après avoir entamé pendant de nombreuses années un travail sur sois, qu'il ait été fait avec un professionnel ou seul, nous ne comprenons pas pourquoi ces blocages sont toujours présent, pourquoi nous piétinons toujours sur les mêmes obstacles.

Le réflexe est de s'enfermer dans une bulle jusqu'à ce que l'on réussisse à faire sauter le verrou qui nous bloque et nous empêche de vivre en adéquation avec nos désirs. Mais bien souvent nous finissons par constater que nous continuons à tourner en rond, seul, comme un serpent qui se mord la queue, nous ne nous rendons pas toujours compte qu'à force de vouloir fuir un système de fonctionnement qui nous rend malade on le reproduit ailleurs différemment.

Combien sommes nous à repousser sans cesse le moment ou un travail sur soi s'impose, combien sommes nous à avoir arrêté un travail thérapeutique, quel qu'il soit, juste au moment où nous avions suffisamment débroussaillé les choses pour enfin atteindre le noyau dur du problème, combien sommes nous donc à nous interdire consciemment ou inconsciemment le bonheur de sortir de la frustration et de nous voir heureux?

Consciemment il nous arrive même alors de penser faire des choix qui sont ceux que l'on envisage comme les meilleurs pour nous alors qu'en fait nous sommes la marionnette de notre inconscient qui nous dirige, nous empêchant ainsi d'être libre, de faire de véritables choix .

Nous aurons beau alors faire tout pour essayer de nous en sortir nous continuerons peut être d'avancer dans une impasse.

Nous pourrons mettre en place toutes les solutions possibles et imaginables, pour pallier à nos angoisses existentielles, nous ne feront que les étouffer leurs laissant ainsi la possibilité de prendre racine en nous et de nous détruire nous et notre entourage de l'intérieur.

La loyauté inconsciente que nous entretenons avec les aspects sombres de notre passé mérite d'être revisité et exploré. Dans quelle mesure, par exemple, nous autoriserons nous à trouver l'âme sœur et vivre un amour serein, si toute notre vie, jusqu'à maintenant, notre histoire ne nous a pas enseigné que nous pouvions vivre sereinement l'amour?

Comment pouvons nous à nouveau prendre le risque d'aimer ou d'être aimé si nous n'avons jamais intégré que nous pouvions nous même être aimable?
Comment pouvons nous obtenir dans notre vie professionnelle cette reconnaissance qui nous importe tant si toute notre vie ont nous a appris à donner sans jamais recevoir en retour? Comment pouvons avoir confiance en nous sans avoir pour cela besoin des autres si dans notre enfance nous n'avons pas appris que notre valeur ne dépendait en aucun cas des avis extérieurs et de l'image que nous reflétait la société ou notre famille?

Sortir de ces schémas représente alors une quête quasiment impossible, le risque de souffrir est tellement présent que nous ne nous rendons pas compte comme nous nous acharnons alors dans ce cas là à nous autodétruire en mettant à distance tout ce qui pourrait nous faire voir la vie différemment, faire vaciller nos croyances.
Sortir du rôle de victime ce n'est pas évident, prendre sa vie en main l'est encore moins cependant si nous avons véritablement l'envie en nous que les choses changent rien n'est insurmontable.

La volonté et la patience sont les meilleurs alliées de l'introspection positive.
Bien sur, vous rencontrerez sur votre route des personnes qui seront ravis de vous décourager, qui n'auront qu'une envie c'est de vous tirer vers le bas, quelques fois même vous n'aurez pas à chercher bien loin cette personne ce sera vous. Ce qu'il reste de vous qui ne croit pas en vous, et qui baisse les bras. Qui préfère s'avouer vaincu plutôt que vainqueur. Il n'y a pas pourtant de meilleure revanche à prendre que de leur montrer à tous et plus particulièrement à vous que non vous n'êtes pas résignés.

Partir à la recherche de ces désirs, rendre conscient notre inconscient voilà la démarche de la psychanalyse et de la thérapie. Certes c'est un travail courageux, laborieux, qui demande une véritable remise en question et une volonté inébranlable de s'en sortir pour au final se donner la chance de se réaliser. Ce travail de fond est un chemin passionnant qui nous apprend à mieux nous connaître et à ne plus avoir peur de vivre notre vie en fonction de nos désirs.

Par Isaure Le Faou
 

Les confidences

Nous avons tous besoin de faire des confidences...

Extrait de Fanny, de Marcel Pagnol, un moment d'anthologie et bien plus que ça...

- "Le chauffeur a raison, son fils ne lui a pas encore écrit..."
- "Et ce qui lui fait le plus de mal c'est qu'il ne peut en parler à personne..."
-"Mais naturellement, il se garde tout son chagrin sur l'estomac, alors ça fermente, ça se gonfle et ça l'étouffe..."
- " Au fond le chagrin c'est comme le ver solitaire, il suffit de le faire sortir..."
-"Tu as raison, Felix, moi je suis sure que s'il nous en parlait ça lui dégagerait le cerveau."
- "En sommes tu veux lui ouvrir la soupape, pour lâcher un peu de vapeur et diminuer la pression? "
- "C'est ça, il faut provoquer ses confidences..."

Je veux tout puisque j'ai si peu de temps ...

 
Nous voulons tous tout.
Tout de suite.
Et il nous est bien souvent difficile de faire preuve de patience.

Pourtant de la patience, il en faut dans la vie. Pour comprendre une fois pour toute, il faut quelques fois répéter inlassablement les mêmes erreurs.

Et c'est quelques fois le temps que l'on va mettre à comprendre et obtenir quelque chose qui va aussi lui donner de la valeur.
Bien souvent, nous avons à tort, l'impression que nous n'avons pas assez de choses qui nous rendent heureux, que notre vie est "nulle", que nous sommes déçu devant tant d'aspirations que nous devons mettre au placard. Mais n'avons-nous pas dans ces moments là, bien peu d'égard envers nous même et bien peu de respect et de bienveillance à l'égard de notre parcours et de qui nous sommes?
S'il appartient au jeune enfant de vouloir tout, tout de suite, ne devons nous pas essayer d'intégrer cette pensée : Si nous en sommes là aujourd'hui c'est que peut-être il était important pour nous de passer par toutes ces étapes pour ouvrir les yeux sur ce qui est réellement important pour nous ?

Vouloir tout pour son bonheur peut permettre de déplacer des montagnes mais n'oublions pas de partir à la recherche de ce qui est réellement essentiel pour nous et de ne pas nous tromper de direction.
Pour cela nous devons d'abord évincer ce qui est essentiel pour notre entourage et tout ceux à qui nous souhaitons prouver quelque chose pour nous autoriser à exister et nous assurer de nos véritables désirs.
Si ce "tout" représente à nos yeux ce que nous imaginons comme condition à notre bonheur, n'oublions pas que nous aurons beau acquérir tout ce qui nous semble si important aujourd'hui, si nous n'avons pas déjà en nous ce qui semble nous manquer, nous n'arriverons jamais à être heureux.
La joie, la reconnaissance, le respect, l'écoute, la bienveillance, la sérénité ne s'achète pas.

Il reste alors une tâche longue et laborieuse.
Partir à la recherche de cet essentiel et ne jamais le perdre de vue.

c'est un quête qui peut durer toute une vie mais n'appartient-il pas à chacun de nous de le créer et de le trouver.

Le bonheur et la sérénité n'est pas l'absence de problème ou un bonheur permanent sans nuage, cela n'existe pas.
Mais le bonheur essentiel, là ou nous devons peut-être nous acharner sans relâche, ce serait peut-être de vivre notre vie le plus en accord avec ce que nous sommes, sans avoir besoin du regard des autres pour nous conforter mais bel et bien prendre la responsabilité de notre bonheur et nous donner ainsi la chance de nous réaliser de façon pleine et entière.

Par Isaure Le Faou

Pour être deux

Pour être deux

Parceque nous pouvons apprendre aussi à travailler sur nous en chanson, je vous laisse découvrir cette magnifique chanson de Rose en duo avec Jean-Louis Murat intitulée "Pour être deux"...

Parceque si l'amour est une des choses que l'on recherche le plus, il est aussi, pour nous tous, l'une des choses la plus difficile à accomplir.

Pour bien des raisons qui nous sont personnelles, nous pouvons avoir tendance à le fuir, à le détruire ou à nous contenter de choix qui n'en sont pas. Par peur de l'échec, par peur de souffrir, par peur de nous ouvrir et d'ébranler nos certitudes ou tout simplement par peur de ne pas être à la hauteur ou de ne pas pouvoir contrôler des émotions qui nous submergent et trop difficiles à gérer.

L'amour est un don de soi, il requière d'acquérir une sécurité intérieure suffisante, indispensable pour nous permettre de sortir de nous et de notre ego. C'est cela qui va nous permettre de sortir de nous même pour construire et créer une entité à part dans lequel nous allons pouvoir nous investir sans toutefois nous y perdre. Tant que nous n'avons pas réparé ces failles intérieures il nous sera impossible d'aimer pour construire et nous nous acharnerons dans un combat perdu d'avance.
Reconnaître ses failles avec humilité, tenter de les guérir et de les apaiser est un premier pas sur le chemin de l'amour et du partage.

N'oublions jamais que si l'amour peut nous chambouler et nous sortir de nos certitudes, nous n'avons jamais à y perdre. Le seul risque que nous prenons en aimant c'est de quitter cette prison dorée que nous avons mis tant de temps à construire pour nous éviter de souffrir, alors qu'au final, elle nous rend si malheureux.

Aimer c'est s'élever, se grandir et au fond s'enrichir de la seule chose qui vaille véritablement la peine.

Accepter de se remettre en question, s'ouvrir, savoir dire non, mais savoir dire oui aussi, quitter, retrouver, ouvrir les yeux sur la chance que l'on a, ou pas, écouter et respecter l'autre parceque l'on sait s'écouter et se respecter sois, savoir se mettre à la place, pour enfin donner et accepter de recevoir, se donner la chance de construire et de partager sont autant de cadeaux que peut apporter un véritable amour, loin de l'histoire idéale mais bienveillant et véritable.

Par Isaure Le Faou

" J'ai pas l'habitude
Que ma solitude
Soit prise au dépourvu
Et qu'elle ne puisse plus
Se regarder dans le miroir
Sans t'y apercevoir
Sans y voir de l'espoir
J'ai pas dans les gènes
Le don de moi même
Si tant est qu'on m'aime
Sitôt l'on me gêne..."

Rose "Pour être deux"

http://www.youtube.com/watch?v=-DkiNPHiSrw&sns=em

L'essentiel est invisible pour les yeux

On ne voit bien qu'avec le coeur, l'essentiel est invisible pour les yeux..."


Le Petit Prince
C'est en allant voir le Petit Prince ce week-end avec mes enfants que cette citation m'est revenue à l'esprit.

A la fin du film beaucoup de parents, qui prenaient bien soin de le cacher, avaient la larme à l'œil.

Les enfants eux semblaient plus joyeux.
J'ai voulu donc essayer de comprendre pourquoi les adultes étaient si tristes et prendre ainsi le temps de méditer sur ces quelques mots.

Les enfants portés par l'entrain de la séance ne semblaient avoir aucune difficulté à comprendre le fond du message, malgré pourtant une certaine complexité des propos il faut bien l'admettre.

Combien de parents étions nous dans la salle à renouer pour un court instant avec l'enfant que nous étions et que nous avions oubliés. Combien étions nous à ressentir cette innocence de l'enfance et le décalage de ce que nous avions décidé d'en faire aujourd'hui.

Il me semblait la qu'il y avait la peut être une première explication à ces pleurs...
Dans notre monde occidental actuel bien des choses n'acquièrent réellement de la valeur que si elles représentent matériellement quelque chose. Bien souvent nous nous exténuons à longueur de temps pour obéir à cette injonction en attendant de la vie plus de reconnaissance, plus de confort, plus d'argent, plus de tout, tant est si bien qu'il nous est difficile de savourer ce que l'on a dans l'instant présent.

Notre attention conditionnée par la société de consommation va rechercher le manque et oublie de se focaliser sur ce que nous avons quand nous l'avons, comme la santé, un toit, l'amour de nos proches, une certaine liberté et bien d'autres choses encore réellement essentiel.

Il faut bien souvent que la vie nous fasse perdre l'une de ces choses essentielles pour que nous réalisions à quel point elle était importante pour nous. Importante n'est peut-être pas assez fort, primordial serait peut-être plus juste.

Pourtant combien de personnes ayant passé leur vie à acquérir plus de tout, se retrouve triste, vide et malheureux?
La société occidentale actuelle a oubliée ou était l'essentiel nous laissant vide et sans repère.

Or comme nous le dit le Petit Prince, l'essentiel ne se voit pas.

Acquérir des biens, se sécuriser grâce à l'argent, vouloir obtenir plus de gloire, plus de succès est humain mais ne doit pas constituer une fin en sois. Le risque étant de nous rendre bien malheureux.

L'outil n'est pas le maître.

Mais s'accorder du temps pour réfléchir, penser, se connecter à ses émotions, vivre sans attentes particulières, profiter de ce qui s'offre à nous, même dans la tempête, avec humilité pour en tirer les enseignements nécessaires, aimer, rire, souffrir ou pleurer, mettre du sens sur tout cela.

Voilà ce qui pourrait être un début d'essentiel.

Il ne s'agit pas là de se regarder le nombril, ce qui aggraverait cette sensation de vide mais bel et bien d'apprendre à s'aimer et à s'accepter avec bienveillance, dans le respect et sans attentes particulières afin de vivre dans la lumière et de projeter cette lumière intérieure sur nos proches.
La chose paraît si simple...

Elle est pourtant sur cette terre une des choses les plus difficiles à faire.

Mais c'est une question d'entraînement et nous devons nous y entraîner avec la même force et de la même façon que le bébé qui apprend à marcher, qui tombe et se relève avec acharnement sans découragement et avec fierté.

Ce que le Petit Prince tente de nous enseigner c'est que la vanité des grandes personnes, leurs préoccupations matérielles, leurs enjeux quelques fois superficiels ne peuvent dans le long terme ni nous rendre heureux ni nous satisfaire pleinement. Pourtant nous sommes tous tentés de rentrer à un moment donné dans le piège et il devient après difficile d'en sortir sans y laisser des plumes.

N'oublions pas de nous rappeler cette phrase et de l'enseigner à nos enfants. L'essentiel est invisible pour les yeux, on ne voit bien qu'avec le cœur. L'enfant a cette capacité suprême, tout comme le Petit Prince, de le savoir sans avoir à l'apprendre.

N'oublions pas de redevenir quelques fois des enfants, n'oublions pas de nous émerveiller du présent, n'oublions pas qu'il appartient à chacun de nous, même dans la tempête, de faire vivre et exister cet "invisible" pourtant si présent dans notre vie.

C'est parce que nous saurons le reconnaître que notre vie pourra prendre un nouveau tournant. Accepter de donner du temps et du sens à ce qui fait de nous ce que nous sommes. Nos valeurs, nos sentiments et nos désirs. Voilà le premier acte concret que nous pouvons poser pour tenter de faire vivre cet invisible qui nous guide tous, consciemment ou inconsciemment. Notre monde a besoin que les enfants de demain s'approprient les paroles du Petit Prince.

C'est à nous parents de leurs montrer la route et l'exemple en nous respectant, en nous faisant confiance, en n'ayant pas peur de faire part de nos sentiments, en apaisant nos colères, en nous encourageant et en nous soutenant.

C'est l'amour que nous nous portons à nous même malgré tout nos défauts et nos manques, qui ouvrira la porte à tous les possibles et qui permettra à nos enfants de s'aimer à leurs tours. Nous avons tous un enfant à chérir à commencer par celui que nous étions. Savoir être indulgent envers lui et son histoire nous permettra de l'être avec nous même aujourd'hui ainsi qu'envers les autres que nous aimons.

Rien n'est impossible lorsque l'on est capable de savoir où se trouve l'essentiel.
Les adultes qui ont réalisés leurs rêves d'enfants ne l'ont jamais oublié et si ces derniers pleuraient aussi à la fin de la séance du Petit Prince ce samedi ce n'était pas, j'en suis sûre, de nostalgie ou de tristesse mais bel et bien d'émotion et de fierté de ne jamais avoir oublié...

Par Isaure Le Faou
 

Quelques mots d'amour

Quelques mots d'amour


citation et mer
 
La tradition veut qu’en ce début d’année je vous souhaite à toutes et à tous une très belle et très heureuse année…

Mais souvent, nous disons  cette phrase sans savoir ce que cela représente pour chacun de nous.

Qu’est-ce qu’une belle et heureuse année ?
Il y a certainement autant de réponses que nous sommes d’êtres humains sur terre.

Mais que pouvons-nous nous souhaiter si ce n’est, ce que nous avons tendance à oublier mais qui est le plus important, la santé pour nous et pour nos proches ?
Une déclaration d’amour ? Un nouveau job ? Un projet qui enfin se réalise ? Un mariage ? Un bébé ? Rencontrer l’âme sœur ? Arrêter de fumer ? De boire ? Avoir plus d’argent ? Réussir nos examens ? Quitter un être qui nous fait du mal ? Ne plus souffrir d’une rupture pas encore cicatrisée ? Prendre notre place ? Faire la paix avec les autres, avec soi ? Ne plus s‘emporter pour un rien ? Accepter les choses telles qu’elles sont ? Accepter les temps qui passe et toutes ces choses qui ne reviendront plus ? Croire qu’il en arrivera de nouvelles qui seront toutes aussi agréables et qui correspondront mieux à ce que nous sommes aujourd’hui ?  Arrêter de vouloir trop changer les personnes que l’on aime ? Nous accepter, nous aussi, un peu plus, tel que nous sommes ? Comprendre que la perfection n’existe pas et pas seulement en parole mais en acte ? Se détacher de ses poids qui nous alourdissent et nous empêchent de nous sentir libre ? Pardonner ? Réfléchir ? Prendre du temps ? Accepter ? Laisser partir ? Faire revenir ? Mettre des limites ? Se battre pour ce que l’on désire ?
Des banalités peut-être, mais nous avons tous dans le cœur le souhait de réaliser, au moins, une de ces banalités.

Tous ces souhaits, aussi différents soient-ils, ont tous un point en commun, l’amour que nous mettrons à les réaliser.

Sans amour nous ne pourrons jamais accomplir nos résolutions. L’amour doit être notre seule et unique intention.  Car avec de l’amour, de la volonté et de la patience, toutes ces choses que nous souhaitons réaliser pourront se réaliser.

Il ne s’agit pas d’aimer de façon bête et méchante (si je puis dire) mais d’aimer en ressentant dans son cœur, au plus profond de soi, que nous mettons du sens dans nos actes. Que nous ne nous aimons pas, nous ou qui que ce soit d’autre, dans le but de faire fleurir notre égo, non, car cette amour-là consume, brûle et détruit tout autant que l’amour qui donne tout à l’autre et jamais suffisamment à soi. Non un amour qui serait comme une lumière intérieur, reflet de notre âme, qui nous guide pour que chacun de nos pas puissent aller dans la direction qu’ils désirent sans heurter l’autre. Dans le respect et la confiance. Vers l’accomplissement.

Il faut pour cela accepter que nous ayons un rôle à jouer dans notre vie, et trouver en soi du courage, de la force et de la détermination.

Alors nous pourrons enfin arrêter d’attendre que nos souhaits se réalisent pour enfin célébrer la vie et ce qu’elle nous offre à chaque instant, comme un cadeau pour mieux comprendre et continuer à grandir.

Alors n’attendons pas pour célébrer la vie.
Je vous souhaite à tous une très belle et très heureuse année et je vous envoie à tous ces quelques mots d’amour.

Par Isaure Le Faou

Le rejet

Le Rejet


Danseuse citation nietzch
 
« La parent du même sexe a pour rôle de nous apprendre à aimer, à nous aimer, et à donner de l’amour. Le parent du sexe opposé nous apprend à nous laisser aimer et à recevoir de l’amour» nous dit Lise Bourbeau, dans "Les 5 blessures qui empêchent d'être soi-même", aux éditions Ecoute ton corps.

Mais que nous arrive-t-il lorsque nos parents n’ont pas pu jouer ce rôle auprès de nous lorsque nous étions enfant ?

Beaucoup sont ceux, qui arrivent à l’âge adulte, avec une seule et même souffrance qui consiste à avoir peur du rejet. Ils en ont quelques fois tellement peur, qu’ils ne s’aperçoivent pas toujours à quel point, eux-mêmes, se rejettent et rejettent tous ceux qui les entoure.

Mais qu’est-ce que le rejet ?

Le rejet c’est cette sensation très désagréable de ne pas pouvoir entrer en relation avec l’autre librement sans avoir peur.

Peur de quoi me direz-vous peut-être ?

Peur d’être rejeté, peur de ne pas être à la hauteur d’attentes réelles ou imaginaires, peur de décevoir ou d’être déçu et peur que l’autre, sous prétexte, qu’il s’intéresse à nous soit lui aussi dépourvu de qualités puisque nous nous imaginons comme n’étant pas aimable ; comment alors trouver aimable quelqu’un qui nous aime ?

Le plus souvent, au contraire, nous nous focalisons sur des personnes qui nous rejette et qui font croitre notre peur d’être oublié, rayé, jugé. Cette peur que l’autre, en qui nous mettons notre confiance et notre espoir, ne nous « autorise pas », que ce soit par son silence ou son ignorance, à exister, à vivre et à prendre notre place. A tel point que cela peut créer chez certain de véritables phobies, engendrant repli sur soi et frustrations permanentes.

D’autres tentent de dépasser un peu plus chaque jours cette peur qui leur colle à la peau mais supportent mal, et on les comprend, que cette blessure liée à l’enfance viennent se raviver à la moindre occasion. Epuisés par cette lutte permanente qui se livre en eux à chaque fois qu’ils tentent de rentrer en relation avec quelqu’un, ils finissent quelques fois par se laisser tomber dans cette spirale infernale qui les rabaisse et les isole sans réussir à en sortir.

Ironie du sort ou projections inconscientes, et comme nous l’avons dit un peu plus haut, il est fréquent que les personnes qui ont été rejetées dans leurs enfances et qui en ont beaucoup souffert, recherchent le contact de personnes susceptibles de les rejeter et de raviver cette souffrance.
Car on ne s’attache bien souvent qu’à ce que l’on connait.

Cercle vicieux et infernal, le rejeté qui tente de s’en sortir a peu de chance d’y arriver tant qu’il ne comprend pas sa blessure, qu’il ne l’entend pas, et tant qu’il ne va pas à la recherche de son passé, de son histoire. Tant qu’un travail pour repérer ces indices et ce système de fonctionnement n’a pas été commencé, il y a beaucoup de chance pour que le rejet le suive ou qu’il aille.
Partir à la recherche de son histoire, de son passé peut faire peur.

Il faut beaucoup de courage pour revivre les évènements traumatisants de notre vie, néanmoins, ceux qui nous ont suffisamment fait souffrir pour laisser des traces particulièrement grandes dans notre vie pour qu’aujourd’hui nous en fassions encore les frais.

Cependant subir cette peur paralysante n’est pas une fatalité.
Reconnaitre notre souffrance est comme dans tous les autres cas, le premier pas vers la guérison.
Mais comment réussir à être aimé et à accepter l’amour de l’autre si toutes notre vie notre inconscient s’est persuadé qu’il n’était pas digne de recevoir de l’amour ?
Nous ne nous en rendons pas forcément compte mais la peur d’être rejeté peut nous faire adopter des stratégies inconscientes de rejet, où nous même, nous auto-détruisons une relation avant même qu’elle n’ait pu commencer.

Pourquoi prendre le risque de souffrir encore, pense notre inconscient, alors même que nous pouvons faire avorter la relation avant qu’elle n’ait pu commencée?
Ces stratégies, sont bien souvent inconscientes et nous laissent dans un désarroi totale car nous n’y comprenons plus rien. D’un côté, nous ne souhaitons qu’une chose c’est nous attacher à quelqu’un, que ce soit rencontrer le grand amour ou tout autre chose. Nous avons véritablement l’impression de nous concentrer sur cet objectif avec passion mais nous ne nous rendons même pas compte que nous nous sabordons entièrement.

Lorsque nous allons vers des personnes qui elles-mêmes ont souffert de rejet et qui au lieu de répondre de façon positive et équilibrée à nos attentes, nous ignore nous voulons ainsi nous convaincre que nous méritons réellement ce rejet.

Ces derniers, par leur irrégularité dans les liens qu’ils entretiennent avec nous masquée par une fausse solitude, un manque d’ouverture, ou par leur égoïsme, tous ces subterfuges, qui ne sont que des moyens de répondre au besoin de contrôler les autres, viennent raviver et confirmer notre peur du rejet.

Ces « rejetant » ravivent notre souffrance et nous enferment un peu plus en ne répondant, par exemple, qu’une fois sur 5 à nos messages ou en étant présent lorsque cela les arrange. Ces personnes ne voit les choses qu’à sens unique. Il réussisse ainsi à nous faire sentir que nous sommes en dette à leur égard, et que si nous voulons mériter leur amour ou leur intérêt c’est peine perdue. Mais les rejetants nous laissent cependant un mince et infime espoir afin que les rejetés puissent continuer à se plier en quatre pour eux, espérant un jour obtenir sa reconnaissance ne serait-ce que pour une petite minute. Les deux protagonistes entretenant ainsi une dynamique pervers.

On donne alors en s’épuisant sans s’apercevoir que l’on se fait complètement manipuler et que l’on court après quelque chose qui n’existe pas et qui j'insiste n'existera jamais.

Ces personnes, tant qu’elles n’ont pas reconnus leurs problèmes, sont incapables de changer et de nous apporter ce dont nous avons besoin.

Nous courrons donc après une chimère.
Mais être négatif reviendrait à penser qu’il n’existe que des personnes qui rejettent sur cette terre et d’autres qui sont faites pour être rejetés.

Fort heureusement ce n’est pas le cas et si changement il doit y avoir c'est bien dans le but de changer notre regard sur les êtres et sur le monde afin d'être attiré par d'autres genres de personnes.

Il y a des personnes, et elles sont nombreuses qui, soit n’ont pas souffert de rejet dans leurs vie, soit qui en ont souffert et qui ont travaillé sur cette problématique pour ne pas justement la reproduire.

Avec ces personnes-là nous pouvons avoir une relation équilibrée ou chacun donne, ou chacun est heureux de recevoir, à tour de rôle et dans un juste équilibre. C’est ce genre de relation qui va aider quelqu’un qui a été rejeté à s’en sortir et qui va lui permettre de sortir de l’impasse dans lequel il avance depuis trop longtemps.

Pour cela il faut réparer le lien qui a été cassé, pas seulement par du bricolage ou du rafistolage, qui n’aura que peu d’influence sur le long terme, mais en élaborant un travail de fond, afin de libérer son être de ce poids, pour enfin s’autoriser à vivre sa vie, dans l’épanouissement et l’équilibre.

Sans être rejeté par qui que ce soit à commencer par soi -même.

Par Isaure Le Faou
 

Sortir du besoin de controler

Sortir du besoin de contrôler


Maryline portrait canon et joyeuse
 
Ne vous est-il jamais arrivé d’avoir dans votre vie, la sensation d’exercer un besoin de contrôle généralisé sur ce qui fait votre quotidien et sur votre entourage ?

Il arrive que dans notre enfance, nous n’ayons pas pu exprimer, à un moment donné, un désaccord avec une de nos figures parentales.

Souvent l’enfant perçoit ses parents comme tout-puissants, il est persuadé que ce même parent détient entre ses mains sa vie et qu’il ne peut tenter de braver les interdits que celui-ci lui pose sans susciter des conséquences qui lui serait fatales.

Nous ne parlons pas évidemment ici des interdits régies par la loi. Quand il s’agit d’interdits faisant référence à la loi des hommes nous pouvons, au contraire, évoluer dans la vie sans crainte de manquer de limites, car nous savons d’un point de vue social et culturel où elles se trouvent et cela nous rassure. Mais le danger est présent lorsqu’il arrive que des parents interdisent symboliquement à leurs enfants d’accéder à leurs propres désirs (alors même que ces derniers ne représentent aucune menace quant à la loi) mettant ainsi en péril la construction psychique de leurs enfants et leur équilibre dans leur vie future d’adulte.

L’enfant qui se voit bloqué par ses parents dans ses désirs, qui ne sont que les symboles de son aspiration à la vie, analyse que s’il veut être aimé par l’un de ses parents, il doit abandonner une partie de lui-même. Pour simplifier, il se dit qu’il doit sacrifier ce dont il a envie pour plaire à son père ou à sa mère. Ces derniers en décidant de refuser catégoriquement la réalisation de ses désirs ou en les occultant, lui interdisent ainsi, symboliquement, de dépasser son autorité et donc de devenir un jour un adulte autonome et capable de réaliser une vie en adéquation avec ce qui l’anime.

L’enfant contrarié va alors mettre en place des stratégies de défenses afin tout d’abord de survivre mais aussi afin de ne pas complètement abandonner son désir.
Pour cela il va devoir se focaliser sur des désirs de substitutions (souvent mieux acceptés par le parent en question).
Cet abandon forcé du désir chez l’enfant créait en lui un conflit intérieur, un besoin de contrôle. En effet il doit avant tout contrôler qu’il ne va pas décevoir son père ou sa mère.

Mais cet interdit, qui peut paraitre anodin au premier abord, est presque toujours vécu pour l’enfant comme une violence psychique engendrant une souffrance morale. Et c’est naturellement que pour mieux contrôler cette violence qu’il a en lui et qui lui fait peur, que l’enfant et plus tard l’adulte, mettra en place un système de fonctionnement contrôlant, limitant et répétitif dont le but sera toujours de ligoter l’accession à son désir et à sa force de vie.

Devenu adulte, nous nous voyons encore surpris de nous sentir inconsciemment terrorisé à l’idée de réaliser des désirs qui nous tiennent véritablement à cœur. Nous avons quitté pourtant l’enfance et ce que cela représente en matière quelques fois de soumission aux parents mais nous ne nous autorisons pas adulte à braver certains de ces interdits toujours présents en nous.

La vie devient alors une lutte, un conflit, que l’on canalise chacun à notre façon.
Souvent ces enfants bloqués dans leurs désirs ont entretenus avec ce parent un lien très fusionnel et s’interdisent de le décevoir, même à l’âge adulte. Ce lien fusionnel persistant empêche toute autonomie et réalisation de son désir propre. Il empêche l’enfant adulte de voler de ses propres ailes car ligoté à la culpabilité et à l’idée de perdre l’amour du parent pourtant tant aimé, l’enfant adulte continue de s’interdire, de se frustrer et de se punir. 

Ne pas reproduire cette relation fusionnelle dans notre vie d’adulte est un premier pas qui permet de se souvenir que personne au monde ne doit détenir autant de pouvoir sur soi, encore plus si c’est une personne aimée.

Il appartient alors à chacun de définir de nouveaux principes permettant d’acquérir autonomie et distance face aux injonctions parentales :
En voici quelques exemples :

- J’ai le droit de ne plus voir et de ne plus parler à des personnes qui ne me respectent pas ou qui me culpabilise.

- J’ai le droit de ne pas rentrer dans le désir de l’autre

- J’accepte que certaines personnes puissent penser différemment de moi sans que cela soit angoissant.

- Je ne suis pas responsable des autres, dans leurs souffrances et les limites qu’ils se posent à eux-mêmes.

- Je ne peux pas satisfaire tout le monde

- Je peux sortir de la fusion totale sans avoir peur de perdre le lien et son intensité

- L’autonomie me permet de penser par moi-même et de me différencier des autres.

- Je ne dois pas avoir peur de m’affirmer

- Je ne recherche plus sans arrêt dans l’autre l’approbation que je n’ai jamais eu avec l’un de mes parents

- J’arrive à être moins entière et à me protéger des autres quand ces derniers tentent de rentrer trop profondément dans ce qui fait mon intimité et ma personnalité

- J’accepte qu’on ne puisse pas toujours être d’accord avec moi et que l’on ne m’aime pas toujours.

- Je sors de cette obligation de plaire absolument aux autres

- J’arrête de tout accepter et de me faire écraser par peur du conflit ou du rejet

- Et pour finir j’apprends à me faire plaisir en comprenant qu’aujourd’hui je suis une adulte et que moi seul suis en mesure de décider ce qui est bien pour moi.

Prendre conscience d’être un individu à part entière qui a le choix de dire oui ou non sans se culpabiliser, et qui a le droit d’affirmer son désir et de poser des limites tant qu’il ne transgresse pas la loi est une étape supplémentaire et indispensable pour toutes personnes souhaitant sortir du contrôle et réaliser, enfin, ses désirs…

Par Isaure Le Faou
 

C'est quand qu'on va ou?

C'est quand qu'on va ou


Renaud
 
Explique moi papa, c’est quand qu’on va où? chantait Renaud...

Dans la société actuelle, où les familles recomposées fleurissent, ou les rôles des beaux-parents est à inventer chaque jour, où la structure familiale évolue, où le rôle des parents n’est pas toujours évident, il semble important de rappeler le rôle symbolique et j'insiste sur ce mot, que chaque parent peut apporter à l'enfant pour lui donner toutes ces chances d'acquérir l'équilibre et la confiance nécessaire dans sa vie.

Très souvent nous entendons parler du rôle fondamental de la mère dans la construction de l’enfant, surtout durant toute la petite enfance.

La mère et sa fonction symbolique
La mère, ou sa fonction symbolique, en effet, sert à l’enfant de repère, elle lui permet de se construire, quand cela est possible, dans une sécurité affective qui va l'enraciner et lui donner la force et le courage de se frotter au monde extérieur, d’accueillir dans son univers ce qui lui est étranger, de faire lui aussi parti de ce monde et de s’y intégrer.

L'amour inconditionnel et la présence indéfectible de la mère va donner à l'enfant un sentiment de sécurité intérieur qui représentera pour lui un socle sur lequel s'appuyer tout au long de sa vie.

Mais nous savons aussi qu'une trop forte présence maternelle au sens intrusif du terme comme une absence de sécurité peut créer à court moyen et long terme des séquelles très importantes chez l'enfant qui devra rattraper ce manque à un moment donné de sa vie pour se construire, ou, dans le cas d'un trop plein, s'en départir, pour prendre sa vie en main, grandir et devenir.

L’amour, l’affection et la sécurité maternelle sont donc fondamentales pour la construction d’un enfant et donc d’un futur adulte. Si cette place n'a pu être occupée par la mère biologique, l'enfant pourra s'autoriser à rechercher cette figure maternelle et maternante dans son entourage et s'y attacher. Cette figure fera donc office pour lui de mère, non pas au sens biologique du terme mais au sens symbolique, il en est de même pour le père.
La place du père, où ce qui va représenter dans l'entourage proche de l'enfant cette figure paternelle est, en effet, elle aussi, essentielle.

Essayons de comprendre de quelle façon...

Fonction symbolique du père
La mère et le nourrisson fusionnent, bien avant la naissance, puis le besoin de se nourrir convainc le petit d’homme que sa mère est un repère essentiel dans sa vie sans lequel il ne pourrait survivre. Ce n’est que dans un second temps que la place du père ( ce qui d'un point de vue symbolique le défusionne de la mère biologique) prend véritablement tout son sens, en ce sens que le père vient montrer à l'enfant une différence qui n'est pas que séxué et qui indique à l'enfant que le monde est fait aussi de cette différence. Le père devient alors le référent symbolique de cette différence. Différence qui va signifier pour chaque enfant altérité et dans cette altérité la possibilité de se construire au travers de sa propre identité.

Pour une petite fille, le papa permet d’apprendre à entrer en relation avec les hommes et c’est souvent sur la base de cette relation que la grande fille construira plus tard ses rapports amoureux.

Un père présent permet aux enfants filles ou garçons de développer l’estime qu’ils auront d’eux même dans la vie car le petit enfant ressent une fierté et un contentement lorsqu’il réussit à attirer sur lui un regard qui en apparence lui est totalement extérieure comme celui du père. Le père symbolise alors le premier rapport que les enfants entretiennent avec le monde extérieur. Un père n’est en effet pas une mère dans le rôle symbolique qu’il représente pour l’enfant et c’est cette différence qui va enrichir l’enfant.

Lorsque les pères sont absents pour différentes raisons et que l'enfant ne réussit pas à trouver de figure de remplacement dans son entourage proche, cette indifférence laisse des blessures profondes et permanentes dans le cœur des enfants petits et grands.

Quelques pistes dans cet article de Daniel Lebroche Pédopsychiatre :
« La Relation père fille est fondamentale
On parle souvent de l’importance de la relation père-fils. Elle devient souvent prioritaire à l’adolescence, comme au même âge le devient la relation mère-fille. Mais on aurait tort de sous-estimer les liens entre un père et sa fille, depuis la naissance et dans toute l’enfance pré-adolescente.

De nombreuses discussions que j'ai eues avec des pères, des mères et surtout des filles montrent que le manque du père génère une souffrance qui se manifeste de différentes manières.

Relation au père, relation à l’homme
A travers son père, une fille découvre ce qu’est un homme, comment il fonctionne. Elle apprend à gérer la force masculine, à l’apprivoiser, l’amadouer, la confronter parfois. Elle apprend à le relativiser, à savoir qu'il a ses failles et que ce n'est pas grave. Dans le désaccord ou la confrontation elle apprend à poser ses limites, à dire oui ou non.

La fille, qui a construit une partie de son intériorité dans la fusion maternelle initiale protectrice, acquière avec son père la possibilité de mettre sa personnalité en jeu dans le social, à s’extérioriser, à prendre place dans le monde. Elle saura peut-être, grâce à cela, se positionner clairement dans ses relations affectives, amicales et professionnelles. Grâce au père, et dans de bonnes conditions, les filles apprennent à construire peu à peu une relation homme-femme de partenariat, de reconnaissance mutuelle et donc d'égalité de valeur.

La souffrance des filles

La fille dont le père a été absent pour quelque raison, sera en manque de cette affectivité dynamique, constructive et stimulante dont elle a besoin pour grandir.

Elle saura moins se positionner dans l’affectivité, sera moins autonome et plus dépendante. Elle cherchera parfois longtemps un homme qui soit aussi son père symboliquement, biaisant la relation amoureuse dès son début. Car une fois devenue adulte affectivement, ce qui adviendra parfois grâce à son couple, elle rompra souvent comme elle aurait rompu le lien filial pour prendre sa vie en main.

Attendre le Prince charmant

L’absence du père nourrit l’attente du Prince Charmant, dont on sait qu’il est un leurre. La fille n’aura pas pu apprendre à relativiser le père, à être en désaccord, voire à être déçue- ce qui est indispensable pour se construire sur ses propres bases.

Si elle reconduit cette attente dans le couple, la déception inévitable ne sera pas un facteur de croissance mais d’échec du couple vécu comme un échec personnel, avec ce que cela suppose de perte d’estime de soi et de culpabilité.

Les filles sans père rêvent leur vie, mais n’ont pas eu de modèle pour trouver comment réaliser leurs rêves. Les filles sans père pleurent souvent tout bas, même quand elles sourient. Elles rêvent de quelque chose qu’elles n’ont pas eu, et qu’elles ne savent pas où trouver. Car jamais un mari ou un compagnon ne pourra leur apporter cette force initiale du père. Ce n’est pas son rôle ! »

Nous pouvons donc dire que le rôle du père dans sa fonction symbolique peut être incarné de diverses façons et selon les particularités de chaque famille. Il appartient à chacun d’inventer et de créer ce rôle « paternel » qui a tant d’importance pour l’enfant, celui qui l’autorise à défusionner de la mère et qui donc autorise l’enfant en sortant de la fusion à affirmer son identité propre et à s’ouvrir au monde.

Par Isaure Le Faou

S'aimer c'est aimer la vie qui est en moi

« S’aimer c’est favoriser un engagement envers ses propres idéaux, s’aimer c’est aimer la vie qui est en moi ». Guy Corneau


S'aimer soi
 
Et si c’était aussi simple que cela ? Et si ce choisir soi, c’était tout simplement choisir la vie ?

Et si la sérénité intérieure et le gout de vivre une vie qui nous corresponde véritablement venait de cette fameuse estime de soi ? Cette expression que l’on rabâche en développement personnel à longueur de temps et qui finit par nous faire mal au cœur tellement elle nous donne le tournis sans pour autant en déceler le mystère.

Mais l’estime de soi n’est-elle pas, elle-même, la valeur que l’on ose s’accorder ? A soi ? Oui vous m’avez bien entendu… Accorder de la valeur à soi-même… En voilà un programme non ?

Toute ma vie j’ai entendu dire « Isaure, le moi est haïssable », synonyme de perversité presque et d’un égocentrisme forcené… Mais on ne dit pas la même chose, nous ne parlons pas le même langage, il ne s’agit pas là d’égoïsme quand on ose affirmer que tout passe par soi et par son intériorité. C’est la logique de toute thérapie d’ailleurs de ramener le patient vers son propre monde intérieur, de trouver ses propres richesses, ses propres soutiens internes, ses propres aspirations, sa propre créativité, ses propres besoins.

Jung parlait du processus d’individuation…

Et lorsque nous nous questionnons nous tombons forcément à un moment donné ou un autre nez à nez sur cette équation à résoudre : Comment puis-je m’aimer moi ? M’accorder de la valeur… à moi ? Me respecter…moi ? Comment puis-je reconnaitre…en moi ce qui est essentiel à ma vie ? Comment puis-je arrêter de rejeter ce qu’il y a… en moi… ? Pour répondre à ces questionnements nous devons passer indéniablement par un questionnement qui peut secouer, mais c’est la seule façon de sortir de l’endormissement et de réfléchir à sa propre force de vie , celle qui nous permet de créer, mais aussi d’entreprendre tout en étant en cohérence avec notre être profond.

Et si nous n’y arrivons pas, et ce, quel que soit le domaine dans lequel nous nous sentons piégés, posons-nous la question… :

Si je ne me sens pas reconnu : Qu’est-ce que je ne reconnais pas en moi-même et qui a besoin d’être reconnu ?

Si je me sens rejeter : Qu’est-ce que je rejette en moi-même ?

Si je me sens utilisé : Qu’est-ce que j’utilise en moi-même ?

Si je me sens illégitime : qu’est-ce que je ressens comme illégitime en moi-même ?

Si je me sens ignorée : Qu’est-ce que j’ignore en moi-même ?

Si je me sens frustrée : qu’est-ce que je frustre en moi-même ?

Si je me sens dévalorisée : Qu’est-ce que je dévalorise en moi-même ?

Si je me sens assistée : qu’est-ce que je suis obligée d’assister en moi-même ?

Si je me sens apeurée : qu’est-ce qui me fait peur en moi-même ?

Et ainsi de suite.
Partir à la recherche de ses divisions intérieures ce n’est pas rien. Il faut beaucoup de courage. Mais tous ceux qui ont parcouru ce chemin vous diront la même chose et moi la première, ça en vaut vraiment la peine…

La guérison vient de l’intérieur de soi et il appartient à chacun de nous qui est dans ce besoin de créer dans sa vie l’environnement qui va lui permettre de guérir. Afin de pouvoir exprimer notre essence et la laisser se refléter dans le monde en toute liberté.

S’aimer pour s’aimer soi au final n’a que peu d’intérêt, ce n’est pas une fin en soi, c’est une des balises incontournables qui se trouve sur le chemin de notre propre connaissance. Chercher le regard de l’autre pour se réconforter dans sa propre existence non plus d’ailleurs même si évidemment se regard bienveillant est indispensable dans la construction d’un être. S’aimer soi n’est pas une fin en soi non mais un passage obligé pour pouvoir faire rayonner ma joie d’être au monde. Cela me permettra ensuite de contribuer, par mes talents, à ce monde tout en me respectant, je pourrai ainsi chérir la vie. On ne peut apporter au monde que ce que l’on a déjà en soi.

C’est un chemin de sagesse, passionnant, que je parcours moi-même entourés de tant de gens extraordinaires qui ont la générosité de partager leur propre expérience, leur propre dynamique et c’est un plaisir de partager tout cela avec vous.

Très belle journée à tous.

Isaure Le Faou
Thérapeute et Coach
Rv Paris et Skype
www.isaure-developpement-paris.fr
isaurelefaou@hotmail.com
 


 

Je m'en vais

Je m'en vais


Je m'en vais image
 
Cette chanson me parle beaucoup en ce moment, car il faut quelques fois quitter véritablement une chose dont on ne veut plus, que ce soit un état d'esprit, une personne, un travail, pour enfin se donner la chance d'obtenir ce que l'on veut.
Quand le fruit est mure il tombe de l'arbre, telle est la magie de la nature, et il en est de même avec les hommes.

Quand nous sommes prêts, que nous avons établis à l'intérieur de nous les changements nécessaires ils se reflètent obligatoirement à l'extérieur de nous et dans notre vie.

Il nous faut alors beaucoup de courage mais nous pouvons compter alors sur cette force qui nous habite et qui nous donne cette volonté que nous ne sommes plus capable de transiger.

Nous nous mettons alors avec confiance sur notre chemin et quelques soit les obstacles nous venons au monde une seconde fois affranchis de nos peurs , libre d'aller vers la joie...

Nous incarnons ce changement, plus seulement parce que nous l'avons compris dans notre tête mais parce que notre cœur l'a expérimenté et qu'il ne peux plus faire semblant.

J'ai décidé de dire au revoir à la peur de me réaliser pleinement, de prendre le risque de faire ce que j'aime véritablement en laissant de la place à ce besoin de concrétiser mes projets artistiques. Je vous souhaite de découvrir ce soulagement, cette excitation que tout est possible et que tout est à venir, quelques soit le domaine qui vous tient à cœur.

Il faut du courage, de l'espoir et une volonté de passer à l'action, mais si votre besoin est d'être accompagné lors de ce processus n'hésitez pas à me contacter : isaurelefaou@hotmail.com

Nous avons tous en nous le pouvoir d'être créateur de notre vie.

Si ce texte vous aide, qu'il vous parle, n'hésitez pas à liker et partager ce lien afin qu'il puisse aider d'autres gens.

Je vous souhaite une très belle journée, 
Je vous embrasse,
Isaure.

Isaure Le Faou - Thérapeute et Coach
www. isaure-developpement-paris.fr

Mes Mantras

Mes Mantras

Dans l’hindouisme et le bouddhisme le mantra est une phrase sacrée dotée d’un pouvoir spirituel
Voici quelques un de mes mantras ;) et vous quels sont les vôtres ?

Je lâche pour de bon tout ce qui me diminue, m’amoindrie, ou me rejette. Je cesse immédiatement de chercher auprès des mauvaises personnes la reconnaissance qu’elles ne me donneront jamais, je fais la paix avec cette part de moi-même qui résonne avec mon enfance, je réalise que ma vie dorénavant se joue dans le présent et j’apprends, dès à présent, à rééquilibrer mes relations et à aller vers des personnes qui rayonnent avec moi dans l’équilibre, l’authenticité et l’harmonie.

Isaure Le Faou

Je m’autorise à rayonner et à vibrer en cohérence avec mon authenticité.
Je m’autorise à comprendre et à distancier mes émotions. Ce que je ressens comme une blessure ce n’est pas moi. Je ne m’identifie plus à cela et je n’identifie plus l’autre à mes propres projections. Je prends naturellement et simplement de la distance et du recul face à ces émotions qui tentent de m’envahir et je trouve toujours à l’intérieur de moi l’harmonie et l’équilibre.


Je prends la distance nécessaire face à l’incohérence de ceux qui ne veulent pas se remettre en question, je ne porte plus personne et leur redonne ainsi la responsabilité de leur vie et je prends la responsabilité de la mienne.
Je ne m’attends plus à être comprise de tous et de tout le monde. J’accepte l’altérité de l’autre comme un cadeau et je réalise que mon autonomie affective passe par une distanciation de mes émotions et par l’acceptation de l’autre dans sa singularité. Accepter cela c’est accepter l’énergie de la vie, ne plus lutter et nager à contre-courant et déposer les armes.

J’apprécie chaque instant de ma vie et je sais trouver dans chaque moment l’étincelle de lumière qui fera briller ma vie de l’intérieur. Je prends conscience de ma part de responsabilité à être créatrice de ma vie. Je lâche l’attente, la déception et le conflit, je n’attends plus rien des autres et je fonde tous mes espoirs en moi-même tout en sachant qu’il m’appartient de satisfaire mes propres besoins d’équilibre et d’harmonie.

Ce n’est plus le besoin de l’autre qui guide mes relations car je sais à présent que je n’ai besoin de personne puisque je peux compter sur moi-même comme centre de mon équilibre intérieur. Cela ne me coupe pas des autres bien au contraire, je lâche à ce sujet la peur de l’abandon et je m’autorise à rentrer en relation avec les autres de façon libre, équilibrée et sereine. Ma relation à l'autre n'est alors plus en rapport avec la dépendance mais avec le plaisir équilibré d'être en relation. J'accède ainsi à la liberté.

Je fais la paix à l’intérieur de moi. Je sors de cette dualité et je m’autorise ainsi à réconcilier ce qu’il y a de masculin et de féminin en moi. Je fais rayonner cette énergie apaisée dans mon couple et avec l’homme que j’aime ainsi qu’avec tout ce qui représente dans la vie une forme d’opposition. Je prends conscience que l’opposition fait partie du grand équilibre comme les deux bords du fleuve qui permettent à l’eau d’être en mouvement, je ne suis pas prisonnière car je suis ce mouvement et ce mouvement c’est celui de la vie.

Nos petits plus

  • Développement personnel